A la bordure d'un monde qu'on croit connaître, il y a la force silencieuse du réel, la ronde déshabillée de quelques brumes infidèles. Impermanence et jeu tourbillonnaire, les deux infinis se confondent en une danse alchimique qu'aucune idée ne contient.

D'ici peu, les Gabizos auront disparu et rien ne pourra me convaincre de leur présence sinon ce doux rêve qui me fait imaginer la constance des choses. Tout passe comme ces nébulons nomades. S'ils n'ont pas de réalité en soi, ils ne sont pas rien ; quelque chose frappe mes sens, stimule mon esprit, envahit mon corps - quelque chose qui est à la lisière, dans un entre-deux inqualifiable et qui soudain pénètre par la peau qui ne fait pas frontière :  une vibration, une jubilation, un murmure insignifiant et cela suffit à me réjouir.

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Image prise aujourd'hui vers 13h35 sur les hauteurs d'Aubisque