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       Je ne sais quelle folie s'est emparée de moi pour suivre le débat de la primaire des deux prétendants de la droite réactionnaire française à la présidentielle. Primaire ? C'est bien le mot ! Comment ne pas entendre dans l'obsession fillonniste pour le "redressement", l'expression d'une faille souffreteuse liée à une puissance phallique en berne. Cela fait des années qu'il nous bassine avec la "faillite", de son pays, de ses valeurs déclinantes, de sa puissance perdue. Où se loge donc ce déclin ? Ce lamentable ramollissement ? 

       Il est d'ailleurs remarquable que cette fixation pour le "redressement" ne soit soutenue que par un fétichisme économique (justifiant tout et n'importe quoi) et jamais par la culture ou l'art, la philosophie ou les sciences fondamentales ! Cette sublimation-là est trop élevée, trop spirituelle pour nos prétendants ! Que Juppé, homme de la septantaine soit atteint du même syndrome est parfaitement compréhensible. Nous savons que la chute des cours est inéluctable, passé un certain âge. Mais à 62 ans, c'est décidément trop tôt et insupportable !

       Comment se laisser aller à la dépense publique lorsque la physiologie vous contraint à une rétention solitaire ? Si tout devient une affaire de coût, de dépense et de dureté dans la pratique du pouvoir, il faut interroger l'état général de l'impétrant, sa mollesse dissimulée.

       L'autre obsession d'un Fillon pour la liquidation de la fonction publique, l'anéantissement programmé de l'assurance maladie et du code du travail nous rappelle qu'évidemment la valeur d'un Etat ne peut que se mesurer à ses bourses. Cette tentation est très révélatrice du programme pervers sadique qu'il veut infliger à tous ceux qui semblent jouir davantage (d'avantages) que lui : les fonctionnaires, ces salops coupables de la débandade collective !  

Les peine-à-jouir subliment leur propre faillite dans la conquête fantasmatique du pouvoir perdu et font payer aux autres leur pathétique déréliction. La facture arrive ! Nous devrons tous casquer, et au prix fort s'il vous plaît, pour la fascination d'un homme pour le redressement de la chose, pour une érection présidentielle qui lui fait tant défaut.