Brumes d'aurore

Nous basculons inexorablement dans l'hiver. La couverture flamboyante de l'automne laisse peu à peu place aux tonalités grises qui signent le repli du végétal dans l'oubli et le sommeil figé de la Terre. C'est là la grande sagesse de ces vivants qui abandonnent l'agitation de la surface aux nomades excentriques que nous sommes, nous les humains affairés et sans gîte. 

Cimes d'Ansabère - Aspe

 L'arbre, dans sa vertu millénaire, est un modèle d'éco-philie. Il s'enracine dans la Terre-Amie sans la détruire ni la haïr. Ouvert sur le ciel aérien l'été, il s'endort, se régénère dans l'humus recouvert de feuilles.

Billare - Lescun

 Comment ne pas songer à ralentir notre frénésie, notre activisme délétère ? Comment ne pas sentir dans cette langueur végétale la temporalité qui convient aux êtres sensés ?

Lac blanc - Néouvielle

 Les choses ne se font-elles pas d'elles-mêmes, "nature naturante, nature naturée", rythme impensable et oublié, d'autant plus fécond qu'il ne se laisse jamais saisir dans les mots ? 

Lume d'automne - Barèges

 

Blandices d'automne

 La saison ne vient pas quand je veux, elle vient quand elle le veut, à un rythme si imperceptible que toutes les transformations qui font la beauté de ces paysages ouverts sur les cimes pyrénéennes demeurent silencieuses et sans raison. Voilà pourqui nous ne les remarquons pas.

Rigueur hiémales

Il est essentiel de faire retour vers l'originaire, retrouver en soi l'élémentarité des processus créatifs pour devenir sensible à la puissance énigmatique de ce qui s'est ainsi constitué sans intention.

Clameurs verticales - Vallée d'Ossau

 

Clameurs verticales 2

 L'aurore volcanique passe comme une danse vagabonde offerte aux poètes du présent et avec elle nos conventions se consument dans le brasier de l'incertain.

Embrasement