11 juillet 2007

Grand erg oriental (Algérie)

Dunes, Grand erg oriental, Algérie, 9000 m, 2002 Quelques singularités optiques ont été ajoutées au carnet de déroute Tadrart (cf Tadrart 3, 4, 8). N'hésitez pas à vous y promener pour une incursion saharienne.
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07 juillet 2007

La mort et la beauté : réponse à Max

Tu as raison de m'interpeller sur ce point et je me suis posé la question de cette finale que je ne souhaite nullement triste. J'ai tenté de montrer dans ce carnet de déroute "Tadrart" que le désert est un moyen de découvrir le régime tragique de la nature (le tragique étant distinct du pessimisme) et par conséquent de l'existence. Au coeur du désert, on découvre à l'évidence toute la précarité de la vie pour ne pas dire sa quasi inexistence. Ici, la vie se révèle comme cas particulier de la mort, une configuration passagère... [Lire la suite]
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06 juillet 2007

Tadrart, le silence des sables (10)

Terrres ! Tadrart 2002, Algérie Dixième et dernier jour de pérégrination. Je constate en moi-même l'immense processus de modification opéré par le désert et l'intime confirmation de ce que Marcel Conche appelle la métaphysique du hasard. Ici, tout surgit avec l'évidence de la dé-raison, déraison saharienne. Pendant des années, j'ai cru en la force des argumentaires, en l'intelligibilité du monde et en son ordre, en l'efficacité de la science et de ses lois. J'ai cru l'homme capable, par son esprit, de défaire la tenace... [Lire la suite]
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05 juillet 2007

Tadrart, le silence des sables (9)

Musique, Tadrart, Février 2002 Les touaregs, voient-ils ce que je vois ? Sont-ils en mesure de percevoir l'extrême singularité de ces lieux et de ces courbes, de ces formes, de ces incroyables contrastes, de ces couleurs tranchantes ? Cette stupéfiante radicalité résiste-t-elle à l'habitude, au destin de sédentarité, à la culture ancestrale ? J'avais été surpris de ce que ces hommes magnifiques semblaient placer dans une sorte d'égalité esthétique, les interminables et sombres couloirs d'un canyon gris du Tassili (que nous... [Lire la suite]
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02 juillet 2007

Tadrart, le silence des sables (8)

Lever de dunes, Tadrart, 16 Février 2002 5h30, avec quelques compagnons, nous décidons d'assister ce matin à la naissance du jour, depuis M'n Goula, la dune rouge de la Tadrart. Il fait froid, la sécheresse de l'air est hors du commun, le sable paraît glacé, comme la peau du reptile assoupi. Les roches ont le visage fermé par les ombres de l'est. Nous débutons l'ascension dans une étrange obscurité. Partout les étoiles font des trous de lumière dans la voûte. Elles fuient vers l'improbable occident, dans une course inhabituelle... [Lire la suite]
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29 juin 2007

Tadrart, le silence des sables (7)

Vendredi 16 février 2002 Les hommes rouges du Tassili, Tadrart, Février 2002 Sur les stries entassées du roc, des horloges de sable font défiler les siècles. Ici, l'archéologie se déploie à la surface des choses et dévoile d'étranges visages. L'épaisseur de la roche ressemble en tout point aux plis de la dune. Voir, c'est découvrir l'horizontalité totale du réel, sa présence immédiate. La profondeur est l'idéal décadent de l'homme moderne, sa tentation sournoise et irrépressible de vérité dans la mort, son désir d'ordre et... [Lire la suite]
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28 juin 2007

Tadrart, le silence des sables (6)

Algérie, plateau du Tassili, Tadrart, jeudi 15 février 2002, 20 h La pierre et le sable, Tadrart, Février 2002 Se perdre dans le désert ! La terrible expérience de la dé-route frappe de plein fouet notre groupe. Nous avons tardé en assistant à la descente jubilatoire de l'astre majeur par delà l'horizon lointain et nous voici plongés dans l'errance à la recherche d'un invisible campement. La nuit tombe si vite et ces ombres qui s'allongent laissent la place à une obscurité sans mélange. Le frêle équilibre du groupe... [Lire la suite]
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28 juin 2007

Tadrart, le silence des sables (5)

"Tenso" poétique sur la haute dune, carnet de déroute, 14 février 2002, Démocrite Je suis Mektoub, le vendangeur des sables ! Humez le pas de l'aube et le vent de Tassili. La terre s'assoupit pour une sieste longue. Seule, danse la lumière en des joutes inaudibles. Mon corps s'ouvre en une expiration étoilée ; je capte entre mes paumes le langage illettré du désert et tel un confident immobile, au front déridé, je m'étire jusqu'à la joie.
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27 juin 2007

Nouveauté

Création d'une nouvelle catégorie : Carnets de déroute dont l'objectif est de rendre compte de l'oeil nomade, des regards décalés et des métamorphoses de l'homme confronté au voyage.
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27 juin 2007

Tadrart, le silence des sables (4)

Tadrart ( 1, 2 et 3), cliquez ici. Signature, Tadrart, Février 2002 Tin Merzouga, 17 h Je brise la ligne, la parfaite courbure de la dune. Je me sens sacrilège, profanateur, possédé par une avidité sourde, une soif intarissable de sensation pure et de spectacles clairs. Je veux prendre dans les hauteurs la mesure du monde, capter son indicible énergie et m'émouvoir de me sentir vivant. Je veux tendre les mains à l'implacable désert, lui crier ma parenté d'humain ! C'est tout le Sahara qu'il me faut apprivoiser. Il y a cet... [Lire la suite]
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