02 avril 2017

Ecrire : fécondité d'un ratage

Écrire ? D'où écrivons-nous ? De quel corps ? De quelle physiologie un acte d'écriture procède-t-il ? De quelle ombre est-il l'émanation ou l'arrachement ? Je me suis souvent dit que cette expression particulière était un compromis au sens psychanalytique, à la manière du rêve, la domestication condensée de pulsions dont nous ignorons la véritable charge. Combinant le secret régime de nos excitations physiologiques à la magie du langage, l'écriture n'est-elle pas ce miroir-mirage par lequel nous croyons saisir dans une forme... [Lire la suite]
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01 janvier 2013

La Déroute du Namib (la déroute du nom)

  Lettre d'Edmond publiée avec son aimable autorisation.          Cher Ami, cher atomiste,        Je reviens de ce long voyage transformé et même transfiguré. Ce n'est pas le même homme qui fait retour et se heurte au monde qu'il croyait connu et familier. Mon nom t'est connu, ami, mais celui ainsi nommé ne se reconnaît plus dans la gangue sonore chargée d'identifier son être. Que m'est-il arrivé ? Ces huit longs mois passés à errer aux confins du Namib ont modifié mon âme au... [Lire la suite]
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13 juillet 2011

L'esprit de Spinoza

  Je n'imaginais pas, en me faisant l'interprète décalé de Robert Misrahi, qu'une discussion aussi soutenue allait prendre forme ici même autour de la pensée de Spinoza. C'est une belle et heureuse surprise et je tiens à remercier tous les participants, Tante Léonie, Robert Misrahi, Hervé, Frédéric Schiffter, Jean Tellez, GK pour la fécondité de leurs arguments et pour l'élan créatif qui se déploie, grâce à eux, sur ce blog. Nombreux sont les désaccords. Je me sens personnellement très en phase avec la dernière... [Lire la suite]
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04 février 2011

Eloge des atomistes

Portrait de Spinoza "L'autorité de Platon, d'Aristote et de Socrate n'a pas auprès de moi grande valeur. J'aurais été fort surpris si vous m'aviez cité Démocrite, Epicure, Lucrèce, ou quelque autre des atomistes et des défenseurs des atomes. Et il ne faut pas s'étonner que ceux qui ont commenté les qualités occultes, les apprarences intentionnelles, les formes substantielles, et mille autres niaiseries, aient inventé des spectres et des esprits, et cru aux sibylles, afin de rabaisser l'autorité de... [Lire la suite]
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28 août 2010

La joie de vivre et la création

Lettre à CL Merci infiniment pour ces textes d'une grande rigueur et d'un intérêt tel qu'il me faut bien du temps pour entrer en résonance avec eux et produire un commentaire digne de ce nom. Je te sens sur la voie d'un ouvrage : "Notes philosophiques sur..." par CL. J'aimerais beaucoup discuter de vive voix avec toi de ces sujets essentiels ; mais en attendant, je vais me contenter (et toi aussi, du coup) de quelques réactions "à chaud" concernant ton excellent article sur la joie de vivre. D'abord, je... [Lire la suite]
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12 décembre 2008

La conscience de la mort est-elle une imposture ?

Je poste ici un commentaire faisant suite à l'article paru dans Le jardin philosophe au sujet de l'angoisse de la mort. Cette intervention de ma part méritera évidemment des approfondissements puisque les questions posées ici prolongent à leur manière l'article consacré précédemment à Cronos, l'être pour la mort. Cher Pyrrhon, merci pour cet excellent article qui n'est pas sans poser problème notamment pour ce qui est de la conscience du temps. Je crois comme tu le dis, que l'effroi de la mort naît d'une certaine conscience... [Lire la suite]
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05 décembre 2008

Grande santé

Démocrite le rieur à Gori le terrien, Tu me demandes comment je vais : Je vais bien et même fort bien depuis mon implantation béarnaise. Je vis de lumière, de douceur et cimes redressées, éternellement ouvert aux multiples sensations prononcées de la nature. J'ai enfin senti la force de la saison et la lente progression de l'automne, des altitudes vers le piémont et la plaine. Je suis devenu un végétal nomade, errant sur des routes qui invitent à la déroute. Bref, je retrouve ce que je n'aurais jamais dû quitter, la joie de la... [Lire la suite]
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05 décembre 2008

Tout passe

Démocrite le rieur à David l'exalté Je te rejoins grandement, cher ami, quant à l'usage que tu fais de la métaphore. Si la philosophie se destine à  la vérité c'est en ce qu'elle accepte sa propre faille à savoir le dévoilement d'un réel qui ne peut être nommé. Le Réel  est l'innommable, l'indicible, l'insaisissable, le tourbillon de Démocrite l'ancien, le hasard d'Epicure, la vacuité des Bouddhistes, le silence aphasique de Pyrrhon (le sceptique), la faille qu'aucune représentation ne peut combler adéquatement ; bref,... [Lire la suite]
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13 mars 2008

Le délire du stoïcisme (2)

Seconde réponse faite à J.M. Mugliani envoyée sur le site Mezetulle Réduire Nietzsche à une forme de réactivité contextuelle (pur produit de l'époque) me paraît fort peu convaincant et singulièrement caricatural, cette "réaction désespérée d'un esprit...soumis à la pression insupportable ...de son temps" ! Pour invalider une pensée, il suffit de la contextualiser, en en faisant le symptôme d'une époque (fin du 19è siècle) passée, argument reposant d'une part sur une "psychologisation intempestive" de l'auteur... [Lire la suite]
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07 mars 2008

Espérance et sagesse stoicienne

Réaction à l'article de Jean-Michel Muglioni paru sur Mezetulle : Vivons sans espérer (le blog de Catherine Kintzler) Merci pour cet article  éclairant :  cependant où voyez-vous ce monde et cette nature réglée, cette implacable nécessité universelle qui telle un destin se déploie sans faillir ? Où trouvez-vous cette belle et heureuse rationalité de la nature ? Si un tel monde était  manifeste, nous serions tous stoiciens. Aussi renoncer à l'espoir pour le remplacer par la nécessité universelle implique de la même... [Lire la suite]
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