17 mai 2010

Du paradoxe de la génération : le miroir adolescent

Hannah Arendt écrit dans La Crise de la culture que toute génération montante est potentiellement révolutionnaire, ce qui signifie que la jeunesse porte en elle-même les germes de la crise toujours renouvelable entre les anciens et les nouveaux, entre un monde déjà constitué et un monde à inventer. Le terme de crise laisse penser que la transition, le passage d'une génération à l'autre est tout sauf de l'ordre de l'évidence surtout si celle-ci ou celui-ci débouche sur un acte révolutionnaire, sur un renversement ou un retournement... [Lire la suite]
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04 mai 2010

Marcher : entre action et réaction : ce que peut un corps

La marche métaphysique est de l'ordre de l'épreuve tragique. Epreuve car elle met en jeu les tensions qui divisent l'existence et morcellent la subjectivité entre sa part affirmative et naturelle et sa part réactive et culturelle. Tragique parce que cette manière singulière d'arpenter ce que j'ai appelé "l'immonde", est toujours de l'ordre de l'évidence première qui fait éprouver dans sa chair la grande parenté cosmique, celle qui nous lie au réel sous la forme d'un désert élémentaire de particules d'où surgissent des... [Lire la suite]
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31 mars 2010

Philosophie : un déshabillage de la pensée

Si l'homme cherche le sens c'est que celui-ci le précède, le norme de tous côtés, le configure par-delà sa propre volonté et surtout antérieurement à elle. Nous sommes tous immergés dans la surcharge de sens. C'est pourquoi nous le cherchons. Le sens est donné par les autres, par la force invisible du groupe démultipliée en influences innombrables et cacophoniques. Le sens est l'expression pensée, formulée des désirs qui nous investissent et que nous projetons sur le monde, désirs stimulés par l'époque dans une hétéronomie aliénante.... [Lire la suite]
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24 janvier 2010

Nouveaux albums pyrénéens

A découvrir : Dé-routes pyrénéennes 1 et 2 : voir à gauche les albums photos.
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24 janvier 2010

La débâcle de la volonté

Qui peut encore croire en l'exigence scolaire de la formation ou de la fondation de l'esprit ? Qui peut encore prendre au sérieux le parcours du lycéen poussé jusqu'à l'obtention du baccalauréat quel que soit le niveau réel de ses facultés ? Je constate désormais combien l'imposture scolaire institutionnelle s'est infiltrée comme jamais dans les esprits des élèves dont j'ai la charge et pour commencer de la classe ridiculement appelée "littéraire". Ces braves gens sont certes sympathiques et même gentils, ils ne causent... [Lire la suite]
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10 janvier 2010

Esthétique et métaphysique de la marche

Pour suivre les développements relatifs à l'Esthétique de la marche, cliquez sur les carnets de déroute.
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03 janvier 2010

Verticalité de la marche

Voici un extrait de la réponse (avec quelques légers arrangements) faite au dernier commentaire de Tchoumi (Verticalité de la marche)et qui me permet de préciser l'importance de la marche en montagne, une marche "verticale", véritable mode actif au plus près de l'insignifiance du réel. Je tiens à la "verticalité" de la marche (mais une verticalité sans au-delà ni transcendance) car celle-ci contraint le corps à l'effort, à l'épreuve de la gravité donc de la terre. La montagne invite au dessaisissement, à la... [Lire la suite]
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27 décembre 2009

Les vagues pétrifiées de la Crête de Pan

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13 décembre 2009

Le temps de l'éternité

J'aime cette relation du temps opportun et de l'éternité, ce lien contigu du Kairos et de l'Aion apparemment opposés et pourtant irrémédiablement soudés dans la conscience de l'être-là.  C'est bien le temps intermédiaire - Kronos - qui est au plus loin des choses, ce temps de la convention et de l'horloge qui s'acharne sur l'esprit en lui donnant l'illusion d'un "emploi" du temps, d'un "prendre" ou d'un "perdre" son temps.  Kronos est le dieu de la dévoration, celui qui avala ses enfants pour ne... [Lire la suite]
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13 décembre 2009

La joie du dés-espoir

Marcheur, tes pas sont autant de décolonisations, de déterritorialisation. Ton audace apparemment assurée n'est rien sans l'épreuve de la divinité qui t'enveloppe et te submerge de part en part. L'heureuse perforation de la brume abolit tout objet et te livre en pâture aux assauts tragiques de l'éphémère : en ces lieux, tu meurs et renais mille fois. A chaque expiration, à chaque prise d'air, tu te rapproches un peu plus des choses que rien ne contient. L'aurore commence avec la décomposition de l'idée et l'incinération de la pensée.... [Lire la suite]
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