18 mars 2007

Poumons

Poumons, Septentrion, Mars 2007 Dans le ciel, les congestus exhibent sans pudeur leur turbulentes entrailles sous la forme de poumons nébuleux."Holà, gardeur de troupeaux,sur le bas-côté de la route,que te dit le vent qui passe ?""Qu'il est le vent, et qu'il passeet qu'il est déjà passéet qu'il passera encore..." [F. Pessoa]
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14 mars 2007

Traversée

Traversée, Septentrion, Mars 2007
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01 mars 2007

Parole

Parole, Septentrion, Mars 2007
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31 janvier 2007

Ordre et désordre

Ordre et désordre, Lac du Héron, Septentrion, Janvier 2007 Les cormorans du Nord tels des méditants bienheureux assistent à la descente de l'astre majeur au-delà de l'horizon occidental (en haut). Peu après, alors que j'amorçais un retour, déambulant le long des berges tranquilles, des milliers de mouettes se sont élevées brusquement dans les airs, formant un indicible nuage sonore. Ordre et désordre, la loi de la nature se déploie en cachotteries ailées.
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19 octobre 2006

Heureuse dérivation

Si je ne sais pas toujours très bien pour qui et pourquoi j’enseigne c’est-à-dire à qui s’adresse véritablement le discours que je tiens, compte tenu du peu d’enthousiasme exprimé par nombre d’élèves, je me surprends souvent à découvrir de manière inattendue des liaisons, des déploiements, des rapports qui élargissent ma propre comprenhésion d’un philosophe, d’un texte, d’une problématique. La très faible exigence des élèves s’accompagne chez moi d’un net désinvestissement dans la préparation de mes cours, désinvestissement... [Lire la suite]
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08 octobre 2006

La peine de mort

Faisant suite à mes derniers écrits dans ce "journal d’un professeur de philosophie", je me suis rendu ce matin en cours avec une sorte de résistance massive comme si j’allais affronter une arène hostile et définitivement opposée à toute sorte de réflexion critique, la fameuse posture du rien que j’ai tenté de décrire dernièrement et dont les effets sont chez moi de plus en plus néfastes, associés douloureusement à des passions tristes, pour parler comme Spinoza. Il me faut dire que la journée débutait par 2 heures... [Lire la suite]
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05 octobre 2006

Identités théâtrales

Je me suis décidé aujourd’hui à entrer en classe en me souciant le moins possible du public, autrement dit à jouer la partition prévue sans inviter qui que ce soit à proposer une piste problématique, une question ou une affirmation préalable comme j’en ai l’habitude en début d’heure. C’est que les élèves savent qu’ils peuvent inscrire au tableau leur "pensée du jour", celle qui a pu germer dans leur "cahier d’auteur" ou "cahier philosophique personnel". Ce matin, je n’attends pas, je... [Lire la suite]
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28 septembre 2006

Le sens de la fête

Aujourd’hui, c’est la fête dans mon établissement ; étrange fête s’il en est, puisque toute une série d’activités non négociées s’imposent de facto à toute la "communauté" scolaire qui, au passage, n’a rien d’une communauté tant les divisions et les violences symboliques s’expriment dès qu’une tension passagère vient menacer quelques intérêts particuliers. Bref, fête imposée dont la festivité n’a d’égale que la triste mine des enseignants-accompagnateurs qui se demandent au fond d’eux-mêmes quel est le sens réel de toute... [Lire la suite]
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27 septembre 2006

Honteuse ignorance

En questionnant ce matin les étudiants sur la signification d'une notion que je tente d’élaborer avec eux, je constate une incompréhension massive qui n’ose se dire publiquement. Il me faut insister : comprenez-vous le sens de ce développpement ? Il me faut insister encore pour qu’une réponse timorée et confuse parvienne à mes oreilles. Je me demande alors pourquoi il est toujours indispensable de supplier les étudiants d’intervenir lorsqu’ils ne saisissent pas de ce qu’ils prennent en note. Se taire est de mise. On préfère le... [Lire la suite]
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25 septembre 2006

Hypertrophie du rien

Nouvelle rentrée, nouveaux élèves et cette désagréable sensation de l’éternel retour du même c’est-à-dire de l’insignifiance de ma fonction. J’avoue volontiers ne plus comprendre grand-chose aux générations qui défilent devant moi, ce qui implique au passage qu’il me semblât à un moment de mon histoire professionnelle "être en phase" comme on dit, ou saisir l’ambiance, coller à l’esprit des élèves...illusion rétrospective ?Peut-être et peu importe car l’enjeu ici reste ce qui se noue et se défait dans cet étrange... [Lire la suite]
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