11 janvier 2014

Politique de l'infidélité

                Dans mon précédent billet, je fais l'éloge de l'infidélité bien comprise, vertu immanente, éthique, en prise avec le mobilisme intérieur de la vie. Il est intéressant de constater que sur le plan politique il en va de même. Machiavel, le conseiller des Princes, fait du mensonge un art supérieur, la qualité politique essentielle pour se maintenir dans le flux insaisissable de la fortune. Il est pourtant tout sauf machiavélique comme le croient le sens commun et ceux qui ne le... [Lire la suite]
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19 décembre 2013

Jusqu'où philosopher ?

            L'écriture et l'expression philosophiques sur un blogue sont problématiques lorsqu'on est soi-même professeur de ladite discipline. C'est que le mot, le signifiant -professeur de philosophie- résonne d'une tonalité, d'une charge, pour le moins, encombrante. J'ai, dans le temps, consacré un article à ce phénomène hypnotique, ayant constaté à maintes reprises dans ma vie, combien le regard et la posture de l'autre pouvaient se transformer radicalement à la seule évocation de ma fonction. Le... [Lire la suite]
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11 décembre 2013

Lire ou philosopher ? (2)

          Mon dernier article (Lire ou philosopher ?) a suscité quelques réactions qui en disent long sur les difficultés de penser hors des paradigmes dominants. Certaines trigaudes qui n'y entendent rien, se perdent en dégognades pénibles qui ne sont pas sans rappeler le syndrome du "virus de la bonne femme" sévissant partout, décidément. Quoi ? Vous voulez détruire les bibliothèques, mettre le feu aux livres, empêcher la jeunesse d'accéder à la culture ! Démocrite est évidemment un dangereux... [Lire la suite]
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10 décembre 2013

Lire ou philosopher ?

                J'ai, depuis toujours, cultivé une méfiance instinctive et quasi-systématique pour les livres, ayant eu très tôt le sentiment que ce monde du récit, de la pensée m'éloignait de ce qu'un de mes amis proches appelle, "la vraie vie", expression que j'abhorre, mais qui ici, désigne le terrain de l'expérience, de la rencontre concrète, de la vitalité en acte et du corps. Entrer dans un livre nécessite une forme de retrait, de suspension et d'écart ce qui, en soi ne me déplairait... [Lire la suite]
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22 octobre 2013

Thérapeutique

    Image extraite de ma galerie Flickr à découvrir ici         On ne pardonne pas à la philosophie active d'avoir quelques vertus thérapeutiques, d'agir sur le plan psychique au service d'un nouvel équilibre intérieur à la manière de l'épicurisme. L'activité du philosophe ne saurait se réduire à la quête de la seule santé sans menacer l'idéal gnoséologique qui l'anime par dessus tout, un idéal éminemment aristocratique au service de l'Être ou de la vérité. Philosophe médecin, allons bon !... [Lire la suite]
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13 octobre 2013

De l'instinct et des 3 genres de connaissance

             L'essor de la sociologie, des sciences humaines et de la psychanalyse a fait très largement reculer la notion d'instinct, la rendant impropre à décrire, à comprendre, à expliquer la complexité des conduites humaines. Dans le Morfaux, Le dictionnaire de la philosophie et des sciences humaines, l'instinct est défini comme "un comportement automatique des animaux, caractérisé par un ensemble d'actions déterminées, héréditaires et spécifiques, ordonnées à la conservation de l'espèce ou... [Lire la suite]
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09 octobre 2013

Se consoler de l'inconsolable

            L'acte philosophique qui passe par cet effort caractéristique de la pensée critique, par cette ouverture de la conscience toujours désireuse d'y voir plus clair pour s'orienter dans la vie, ne serait-il pas en vérité le signe d'une dramatique impuissance et d'une cecité toujours renouvelée ? Quelle nécessité pousse donc le philosophe dans les rets de la conceptualisation et dans la construction patiente de nouvelles médiations ? Quelque chose se cache dans le pli inaperçu de cette... [Lire la suite]
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27 septembre 2013

Du délire identitaire

         Une des dramatiques obsessions humaines à l'origine de la plupart des violences possibles est la fixation identitaire, ce besoin délirant d'un enracinement qui donnerait à notre existence une assise définitive et garantie. Il est difficile de découvrir, de reconnaître et de laisser une place psychique à la fugitivité du réel, "à la branloire pérenne" (Montaigne), à l'insaisissable, et à l'insignifiance des choses surtout lorsqu'il s'agit du moi, de ce que je crois être ma réalité. Le besoin... [Lire la suite]
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20 septembre 2013

De la sympathie philosophique

        Un mode de philosopher ne peut se comprendre qu'à partir des forces souterraines qui animent son auteur. C'est d'ailleurs parce que certaines de ces forces entrent en résonance avec soi qu'on se trouve en sympathie avec tel ou tel philosophe et non pour des motifs purement abstraits et théoriques. La sphère de la raison n'intervient que tardivement dans une dynamique de reconnaissance. Il y a quelque chose qui fonctionne ici à la manière des coups de foudre. Les inconscients, entendons le régime de... [Lire la suite]
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04 juillet 2013

De l'asinité philosophique (2)

Je propose ici quelques réactions et éclaircissements à la maxime nietzschéenne proposée hier pour donner suite aux excellentes remarques des lecteurs, consultables ici.          La métaphore de l'âne est-elle une mise en scène de la croyance ? Oui, mais indirectement. Qu'est-ce qu'un philosophe sinon un âne encombré par son signifiant et faisant l'objet d'une vénération-détestation comme toute croyance (qui coalise des pulsions d'amour et d'agression) et qui, par définition, est privée de référent... [Lire la suite]
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