13 octobre 2013

De l'instinct et des 3 genres de connaissance

             L'essor de la sociologie, des sciences humaines et de la psychanalyse a fait très largement reculer la notion d'instinct, la rendant impropre à décrire, à comprendre, à expliquer la complexité des conduites humaines. Dans le Morfaux, Le dictionnaire de la philosophie et des sciences humaines, l'instinct est défini comme "un comportement automatique des animaux, caractérisé par un ensemble d'actions déterminées, héréditaires et spécifiques, ordonnées à la conservation de l'espèce ou... [Lire la suite]
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09 octobre 2013

Se consoler de l'inconsolable

            L'acte philosophique qui passe par cet effort caractéristique de la pensée critique, par cette ouverture de la conscience toujours désireuse d'y voir plus clair pour s'orienter dans la vie, ne serait-il pas en vérité le signe d'une dramatique impuissance et d'une cecité toujours renouvelée ? Quelle nécessité pousse donc le philosophe dans les rets de la conceptualisation et dans la construction patiente de nouvelles médiations ? Quelque chose se cache dans le pli inaperçu de cette... [Lire la suite]
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27 septembre 2013

Du délire identitaire

         Une des dramatiques obsessions humaines à l'origine de la plupart des violences possibles est la fixation identitaire, ce besoin délirant d'un enracinement qui donnerait à notre existence une assise définitive et garantie. Il est difficile de découvrir, de reconnaître et de laisser une place psychique à la fugitivité du réel, "à la branloire pérenne" (Montaigne), à l'insaisissable, et à l'insignifiance des choses surtout lorsqu'il s'agit du moi, de ce que je crois être ma réalité. Le besoin... [Lire la suite]
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20 septembre 2013

De la sympathie philosophique

        Un mode de philosopher ne peut se comprendre qu'à partir des forces souterraines qui animent son auteur. C'est d'ailleurs parce que certaines de ces forces entrent en résonance avec soi qu'on se trouve en sympathie avec tel ou tel philosophe et non pour des motifs purement abstraits et théoriques. La sphère de la raison n'intervient que tardivement dans une dynamique de reconnaissance. Il y a quelque chose qui fonctionne ici à la manière des coups de foudre. Les inconscients, entendons le régime de... [Lire la suite]
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04 juillet 2013

De l'asinité philosophique (2)

Je propose ici quelques réactions et éclaircissements à la maxime nietzschéenne proposée hier pour donner suite aux excellentes remarques des lecteurs, consultables ici.          La métaphore de l'âne est-elle une mise en scène de la croyance ? Oui, mais indirectement. Qu'est-ce qu'un philosophe sinon un âne encombré par son signifiant et faisant l'objet d'une vénération-détestation comme toute croyance (qui coalise des pulsions d'amour et d'agression) et qui, par définition, est privée de référent... [Lire la suite]
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06 juin 2013

La philosophie pour les nuls

          Il s'en est fallu de peu que je devienne philosophe. Je n'avais pas vu dans mes jeunes années, quoique je pusse parfois le pressentir, combien la philosophie était elle-même prisonnière de sa propre détermination : une production du langage au service d'un certain type de besoins rarement nommés, rarement identifiés, tous dissimulés sous le vernis de la sagesse, de la raison et de l'Idée. Sans cesse tendue entre deux pôles, cette discipline m'apparaissait tantôt comme la voie d'accès aux... [Lire la suite]
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11 février 2013

L'hystérie : syndrome grégaire de la bonne femme

       L'hystérie est la forme la plus grégaire de la maladie mentale. Elle est à ce point partagée et collective qu'elle constitue une normopathie toujours inaperçue de ses membres, membres dont l'objectif inavoué car inconscient, vise toujours la contamination la plus large possible. L'hystérie est une maladie virale donc profondément sociale avant d'être l'expression d'une souffrance singulière. Nous avons cru en ce dogme économique consistant à libérer la parole du névrosé par la psychothérapie. Nous avons... [Lire la suite]
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04 décembre 2012

Le désir de philosopher

Voir la première partie :  La nature du philosopher.      Il est impossible de penser le désir de philosopher sans une rupture primordiale, sans un arrachement singulier à la figure de l'Autre, intériorisée dès l'origine dans les mailles de la psyché. Cette brisure consiste d'abord à ne plus être déterminé par le seul désir mimétique, ce « désir du désir de l'autre » (Girard) qui aliène le sujet en l'attachant à des représentations fictives. Mais à quelle conditions pouvons-nous faire l'expérience... [Lire la suite]
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21 novembre 2012

La nature du philosopher : l'exigence de vérité

              Texte extrait du sens de la philosophie, Marcel Conche          Dans un très beau texte - Le sens de la philosophie -  Marcel Conche note que la définition ordinaire du philosophe, celui qui aime ou désire la sagesse, est ambiguë et même vague, car rien ne la distingue de celle du sage. Le premier désire quelque chose qu'il ne possède pas, alors que le second désire ce quelque chose qu'il a (si toutefois la sagesse se possède) et qu'il... [Lire la suite]
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03 août 2012

Le filet mélancolique de la connaissance

     Partout où les hommes se figurent des raisons, des causes, des commencements à toutes choses, partout ceux-là se réfugient dans le filet rassurant d'une pensée de la surface. Les déterminismes de toute farine sont des préoccupations de surface, d'inépuisables jeux enivrés de ce mirage que constitue la vérité. L'image du filet me paraît d'autant plus juste qu'il ne retient rien, pas même le vent. Mais on n'empêchera pas le filet d'exister car c'est certain, il doit être utile. Mais à quoi ?    ... [Lire la suite]
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