10 novembre 2010

Connaître, c'est reconnaître !

"La jubilation du connaisseur ne serait-elle pas la jubilation de la sécurité reconquise ?"   Nietzsche (Aurore)
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13 octobre 2010

Machiavel ou la conscience tragique en politique

1 ) Entre morale et politique, le surgissement du tiers Dans la représentation commune, Machiavel est l’homme du machiavélisme, celui qui, dans la pensée politique, soumet ouvertement la pratique à une logique absolue d’efficacité au mépris de toute dimension morale et dont le seul souci consiste à maintenir coûte que coûte le Prince au pouvoir. « Qui veut la fin veut les moyens », « la fin justifie les moyens », autant d’expressions pour qualifier ce qui ressemble à une insupportable inversion du rapport aux valeurs qui dominait... [Lire la suite]
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28 août 2010

Hasard et création (partie 2)

Hasard et création  : partie 1, cliquez ici Typologie du hasard :1) Le hasard comme "sort" : Ce hasard familier et commun n'a du hasard que le nom. Il désigne le registre des choses cachées qui agissent dans l'ombre et déterminent à la surface la "chance" ou la "malchance". Hasard provient ici de "fors" en latin, le sort et dont on garde la trace en français dans la "fortune" qu'on sait bonne ou mauvaise.  Ce niveau de hasard procède d'une croyance en un destin ou... [Lire la suite]
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24 juillet 2010

Hasard et création (Partie 1)

             1)      Hasard donc création  : Alors que dans la représentation commune, l’idée de création reste attachée à une certaine maîtrise, à la détermination d’une volonté orientée vers un projet finalisé sans que puisse intervenir de manière réellement profitable et majeure le hasard, nous chercherons à montrer que ce dernier, loin de se réduire à la sauvage irruption de l’imprévisible en constitue l’essence profonde, à l’œuvre dans la nature comme dans... [Lire la suite]
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31 mars 2010

Philosophie : un déshabillage de la pensée

Si l'homme cherche le sens c'est que celui-ci le précède, le norme de tous côtés, le configure par-delà sa propre volonté et surtout antérieurement à elle. Nous sommes tous immergés dans la surcharge de sens. C'est pourquoi nous le cherchons. Le sens est donné par les autres, par la force invisible du groupe démultipliée en influences innombrables et cacophoniques. Le sens est l'expression pensée, formulée des désirs qui nous investissent et que nous projetons sur le monde, désirs stimulés par l'époque dans une hétéronomie aliénante.... [Lire la suite]
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05 décembre 2009

De la faille

La philosophie est le désir de vérité accompagné d'une conscience intime de la faille.
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24 janvier 2009

Déphilosopher

« Pouvez-vous seulement comprendre que philosopher authentiquement c’est désapprendre la philosophie ! » Voilà l’insupportable leçon du philosophe appliqué. Vous avez cru et vous croyez toujours en la vérité, en ce réalisme de la valeur qui s’incarne dans l’Idée , dans toutes les formes de l’idéal, de l’éducation à la politique, de la science à la religion, de la métaphysique à la communication, du progrès et des choses sacrées. Vous vous êtes imaginés que le philosophe renseignerait la vérité, lui attribuerait... [Lire la suite]
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12 décembre 2008

Cronos, l'être pour la mort

Heidegger écrit que l'homme est un être-pour-la-mort , vivant sous l'horizon de la mort qui est à la fois l'absence, ce qui n'est pas encore, et en même temps l'intime présence puisque "sitôt né, l'homme est assez vieux pour mourir". La mort, cette situation-limite, pour parler comme Jaspers est la marque de la finitude humaine mais aussi de son essentielle impuissance dans le réel. Elle fait la condition tragique de l'homme frappée dés le départ par l'irréversible dissolution. On comprend pourquoi la mort fait naître en... [Lire la suite]
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02 février 2008

La vie comme haine du vivant

Il est difficile de penser que la vie n'existe pas, difficile de renoncer à cette fiction qui semble distinguer l'inerte de l'animé. Je faisais remarquer cela récemment à la suite d'un commentaire, en paraphrasant Foucault : La vie n'existe pas, disait-il, seuls existent des êtres vivants." Renoncer à la vie, c''est abandonner l'espoir que nous plaçons dans l'entreprise métaphysique traditionnelle qui, depuis Aristote, se sert de cet ancrage pour justifier l'idée d'une finalité naturelle et d'une existence supra sensible (âme)... [Lire la suite]
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26 janvier 2008

Désir et puissance

Il m'est arrivé assez souvent, depuis la création de ce blog, de situer l'exigence éthique du côté des processus d'affirmation que ce soit dans l'art et la créativité, dans l'éducation ou dans le champ politique. Il est des éthiques du renoncement, du dépouillement et de l'ascèse comme celle des stoïciens qui recommandent d'accepter l'ordre nécessaire des choses ("supporte et abstiens-toi !") ou celle de Platon qui fait reposer la sagesse dans cette absence de désir qui à l'image du tonneau plein représente celui qui ne... [Lire la suite]
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