31 mars 2010

Philosophie : un déshabillage de la pensée

Si l'homme cherche le sens c'est que celui-ci le précède, le norme de tous côtés, le configure par-delà sa propre volonté et surtout antérieurement à elle. Nous sommes tous immergés dans la surcharge de sens. C'est pourquoi nous le cherchons. Le sens est donné par les autres, par la force invisible du groupe démultipliée en influences innombrables et cacophoniques. Le sens est l'expression pensée, formulée des désirs qui nous investissent et que nous projetons sur le monde, désirs stimulés par l'époque dans une hétéronomie aliénante.... [Lire la suite]
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05 décembre 2009

De la faille

La philosophie est le désir de vérité accompagné d'une conscience intime de la faille.
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24 janvier 2009

Déphilosopher

« Pouvez-vous seulement comprendre que philosopher authentiquement c’est désapprendre la philosophie ! » Voilà l’insupportable leçon du philosophe appliqué. Vous avez cru et vous croyez toujours en la vérité, en ce réalisme de la valeur qui s’incarne dans l’Idée , dans toutes les formes de l’idéal, de l’éducation à la politique, de la science à la religion, de la métaphysique à la communication, du progrès et des choses sacrées. Vous vous êtes imaginés que le philosophe renseignerait la vérité, lui attribuerait... [Lire la suite]
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12 décembre 2008

Cronos, l'être pour la mort

Heidegger écrit que l'homme est un être-pour-la-mort , vivant sous l'horizon de la mort qui est à la fois l'absence, ce qui n'est pas encore, et en même temps l'intime présence puisque "sitôt né, l'homme est assez vieux pour mourir". La mort, cette situation-limite, pour parler comme Jaspers est la marque de la finitude humaine mais aussi de son essentielle impuissance dans le réel. Elle fait la condition tragique de l'homme frappée dés le départ par l'irréversible dissolution. On comprend pourquoi la mort fait naître en... [Lire la suite]
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02 février 2008

La vie comme haine du vivant

Il est difficile de penser que la vie n'existe pas, difficile de renoncer à cette fiction qui semble distinguer l'inerte de l'animé. Je faisais remarquer cela récemment à la suite d'un commentaire, en paraphrasant Foucault : La vie n'existe pas, disait-il, seuls existent des êtres vivants." Renoncer à la vie, c''est abandonner l'espoir que nous plaçons dans l'entreprise métaphysique traditionnelle qui, depuis Aristote, se sert de cet ancrage pour justifier l'idée d'une finalité naturelle et d'une existence supra sensible (âme)... [Lire la suite]
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26 janvier 2008

Désir et puissance

Il m'est arrivé assez souvent, depuis la création de ce blog, de situer l'exigence éthique du côté des processus d'affirmation que ce soit dans l'art et la créativité, dans l'éducation ou dans le champ politique. Il est des éthiques du renoncement, du dépouillement et de l'ascèse comme celle des stoïciens qui recommandent d'accepter l'ordre nécessaire des choses ("supporte et abstiens-toi !") ou celle de Platon qui fait reposer la sagesse dans cette absence de désir qui à l'image du tonneau plein représente celui qui ne... [Lire la suite]
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20 décembre 2007

Intelligence animale, intelligence humaine

Comme je ne souhaite pas produire de trop longues argumentations dans les commentaires d'articles, je propose ici l'intervention de sansnom°1 réagissant à l'article L'étonnement philosophique, le chien et la pensée et ma réponse qui devient l'occasion d'une clarification au sujet de l'intelligence animale: "Il me semble juste qu'on ne peut pas considérer que les animaux agissent par simple instinct, et qu'il faut donc leur accorder une forme d'intelligence. A Descartes j'opposerai donc Montaigne:"Par ainsi, le renard,... [Lire la suite]
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09 octobre 2007

Descartes ou le discours de la folie

C'est désormais de façon assez routinière que j'aborde avec mes élèves les premières leçons de philosophie, celles qui questionnent les notions de conscience, de sujet, de moi, de rapport à autrui etc. La routine débute toujours avec la démarche singulière de Descartes, lequel, tout en ouvrant la voie de la modernité dans le surgissement d'un sujet capable d'autofondation (le fameux "je pense donc je suis") révélée par l'expérience du doute méthodique, paraît d'un total conservatisme dans les conséquences qu'il tire de sa vraie-fausse... [Lire la suite]
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11 septembre 2007

Hasard et philosophie (II)

Suite de l'article Hasard et philosophie, pour accéder directement à la première partie, cliquez ici. Premier niveau : Le hasard comme sort. Entendons par-là le mot latin, fors - fortis - fortuna, qui a donné la fortune, c'est-à-dire l'idée d'un hasard qui échoie aux hommes et qui se manifeste sous le forme de la chance ou de la malchance. Hasard converti bien souvent en destin ou en divinité capable de frapper la trajectoire humaine, de la sacrifier ou de la sauver en vertu d'un plan ou d'une intention qui présiderait à... [Lire la suite]
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03 septembre 2007

Hasard et philosophie (I)

L'histoire de la philosophie occidentale est marquée par la recherche et l'affirmation du sens et de l'intelligibilité du Réel et par l'affaiblissement des notions de hasard, de désordre et de chaos : Ainsi la parole d'Anaxagore : "Au commencement était le chaos, puis vint l'intelligence qui débrouilla tout ". Parole inaugurale, qui tel un geste créateur rend possible l'intelligence philosophique, le savoir et la science en éradiquant au passage ce chaos originel et constitutif, le désordre initial, le hasard. Philosophie et... [Lire la suite]
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