<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>CLINAMEN : le blog de D&#xe9;mocrite</title><link>http://clinamen.canalblog.com/</link><description>Journal d&apos;un prof de philo, philosophie, carnet de d&#xe9;route, photos, soliloques : expression et partage d&apos;une singularit&#xe9;, &#xe0; un atome d&apos;&#xe9;cart.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 27 Jul 2008 02:34:06 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Le d&#xe9;lire du sto&#xef;cisme (2)</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/03/13/8310009.html</link><category>Epistolaires</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/03/13/8310009.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8310009/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/03/13/8310009.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Seconde r&#xe9;ponse faite &#xe0; J.M. Mugliani envoy&#xe9;e sur le site &lt;a href=&quot;http://www.mezetulle.net/article-17225773-6.html#anchorComment&quot;&gt;Mezetulle&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;R&#xe9;duire Nietzsche &#xe0; une forme de r&#xe9;activit&#xe9; contextuelle (pur produit de l&apos;&#xe9;poque) me para&#xee;t fort peu convaincant et singuli&#xe8;rement caricatural, cette &amp;quot;&lt;em&gt;r&#xe9;action d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;e d&apos;un esprit...soumis &#xe0; la pression insupportable ...de son temps&lt;/em&gt;&amp;quot; ! Pour invalider une pens&#xe9;e, il suffit de la contextualiser, en en faisant le sympt&#xf4;me d&apos;une &#xe9;poque (fin du 19&#xe8; si&#xe8;cle) pass&#xe9;e, argument reposant d&apos;une part sur une &amp;quot;psychologisation intempestive&amp;quot; de l&apos;auteur du Gai savoir et d&apos;autre part sur une forme implicite d&apos;historicisme r&#xe9;actif (hegelien ?)&amp;nbsp; puisque Nietzsche ne serait que le penseur de son temps, le penseur d&apos;un moment donc un penseur &#xe9;videmment d&#xe9;pass&#xe9; ! Outre que cet argument puisse &#xea;tre appliqu&#xe9; &#xe0; n&apos;importe quel philosophe et en l&apos;esp&#xe8;ce, au sto&#xef;cisme naissant dans un contexte d&apos;effondrement des empires, je vois dans cette rh&#xe9;torique un moyen de se d&#xe9;barrasser de l&apos;effort nietzsch&#xe9;en d&apos;exhumation de la sagesse tragique des ant&#xe9;socratiques, c&apos;est-&#xe0;-dire, en r&#xe9;alit&#xe9;, un refus manifeste du tragique. Nietzsche raisonne en grec, mais en grec d&apos;avant Socrate et Platon qui se sont charg&#xe9;s de nier la b&#xe9;ance et l&apos;irr&#xe9;ductibilit&#xe9; du r&#xe9;el gr&#xe2;ce &#xe0; la repr&#xe9;sentation. Les sto&#xef;ciens se sont engouffr&#xe9;s dans cette veine tout comme l&apos;occident chr&#xe9;tien qui s&apos;est empress&#xe9; de cultiver la fascination pour l&apos;autre monde, le monde de la transcendance divine et de l&apos;au-del&#xe0; mais aussi le monde bien s&#xe9;curisant de l&apos;ordre et de la n&#xe9;cessit&#xe9; universelle pour les penseurs du Portique. Si la forme change, le contenu repose sur le m&#xea;me d&#xe9;ni. On comprend pourquoi les id&#xe9;ologies se nourrissent les unes des autres. L&apos;antichr&#xe9;tien a besoin du chr&#xe9;tien pour fonder son ordre, mais toutes les id&#xe9;ologies se rejoignent en un point : l&apos;affirmation de l&apos;ordre et de la n&#xe9;cessit&#xe9; et le refus du hasard, c&apos;est-&#xe0;-dire du tragique. Voir les analyses fulgurantes de Cl&#xe9;ment Rosset dans &lt;em&gt;La logique du pire&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le tragique n&apos;a rien &#xe0; voir avec la repr&#xe9;sentation ! Pascal l&apos;a d&apos;ailleurs bien compris lui qui est pris de vertige et d&apos;effroi devant le r&#xe9;el. Mais Pascal comble la faille dans le d&#xe9;lire extatique, en ce 23 novembre 1654 quand il jette sur un papier (M&#xe9;morial) sa terreur froide qui le convertira d&#xe9;finitivement au Christianisme. Il a senti le r&#xe9;el et l&apos;impuissance de la raison mais, face &#xe0; l&apos;irrepr&#xe9;sentable, s&apos;est jet&#xe9; dans la foi, dans la n&#xe9;cessit&#xe9; du Sauveur qui referme l&apos;intuition et la recouvre d&#xe9;finitivement.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le renversement fort commun de toute id&#xe9;ologie (dont le sto&#xef;cisme) est de faire croire que le r&#xe9;el est saisissable et qu&apos;il&amp;nbsp; suffirait de renverser la repr&#xe9;sentation. Ainsi, le tour serait jou&#xe9; et il n&apos;y aurait qu&apos;&#xe0; cr&#xe9;er l&apos;ad&#xe9;quate pens&#xe9;e, celle qui colle au r&#xe9;el et le saisit dans son intimit&#xe9; retrouv&#xe9;e, celle qui recoud la faille ! Tel est le d&#xe9;lire de la raison et de l&apos;ordre, telle est la folie de la conscience abstraite, tel est le refus inavou&#xe9; de la cr&#xe9;ation et de la mort ! Quoi de plus s&#xe9;curisant que le d&#xe9;lire du fou, c&apos;est-&#xe0;-dire sa repr&#xe9;sentation ! La fonction du d&#xe9;lire est d&apos;abord et avant tout d&apos;&#xe9;viter l&apos;effondrement psychique (tout comme d&apos;ailleurs la fonction du langage et sa rationalit&#xe9; suppos&#xe9;e), dernier rempart contre l&apos;irruption du r&#xe9;el qu&apos;aucune repr&#xe9;sentation ne peut contenir ni circonscrire. La coh&#xe9;rence formelle et rationnelle de tout d&#xe9;lire n&apos;est plus &#xe0; d&#xe9;montrer. &lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;Tu perds ton fils qui est mort &#xe0; la guerre, ne te lamente pas, accepte l&apos;ordre des choses, telle une divinit&#xe9;&amp;quot;&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;Que quelqu&apos;un vienne vous voir et tienne ce discours s&#xe9;rieusement alors que vous venez de perdre un fils ou une fille, qu&apos;en penserez-vous ? Cet homme est fou et son discours dans sa totale rationalit&#xe9; se brise lui-m&#xea;me sur le roc de sa certitude car son discours est inhumain et d&#xe9;-r&#xe9;alis&#xe9;. C&apos;est le discours ferm&#xe9; du psychotique, clos sur lui-m&#xea;me, emmur&#xe9; dans sa n&#xe9;cessit&#xe9; interne. Pour le sto&#xef;cien, le deuil n&apos;a pas de dimension psychique, la relation &#xe0; l&apos;autre n&apos;implique aucune forme d&apos;investissement, ni aucun corps&amp;nbsp; ; il est un pur acte de raison, &#xe0; l&apos;image de la n&#xe9;cessit&#xe9; universelle. La com&#xe9;die du sto&#xef;cisme nous explique Nietzsche est dans cette feinte de l&apos;indiff&#xe9;rence. Le sage n&apos;aurait pas de pulsion, pas de chair, a-t-il seulement un corps qui &#xe9;prouve, vit, d&#xe9;sire et se situe sur le grand &#xe9;chiquier des motivations et des pr&#xe9;f&#xe9;rences ? Que fait-il du plaisir et de la sensation ? L&apos;ataraxie sto&#xef;cienne est dans cette ad&#xe9;quation de la repr&#xe9;sentation et du r&#xe9;el d&#xe9;doubl&#xe9;. Mais quoi de plus s&#xe9;curisant que de d&#xe9;doubler le r&#xe9;el (comme tout d&#xe9;lirant d&apos;ailleurs) sur le mode d&apos;une exemplaire et universelle rationalit&#xe9;. Et c&apos;est l&#xe0; la faille du sto&#xef;cisme ! C&apos;est l&#xe0; aussi &amp;quot;l&apos;imposture&amp;quot; qui fait irruption dans le discours et pr&#xe9;tend saisir l&apos;&#xea;tre ou l&apos;essence dans un ad&#xe9;quation dont la perfection normative ne peut que laisser perplexe. R&#xe9;duire la souffrance &#xe0; sa seule repr&#xe9;sentation c&apos;est oublier la part sombre de l&apos;homme, les forces de destruction de l&apos;organisme et sa vitalit&#xe9; cach&#xe9;e. C&apos;est nier le caract&#xe8;re irrepr&#xe9;sentable de la souffrance et de la mort, c&apos;est rejeter aux oubliettes &amp;quot;la branloire p&#xe9;renne&amp;quot; (Montaigne) si encombrante dans son insaisissable vacuit&#xe9;. &lt;br /&gt;Certes, Epicure reprend aussi cette argumentation notamment en ce qui concerne le rapport &#xe0; la mort et aux dieux mais sur un socle radicalement distinct, socle qui pr&#xe9;suppose la reconnaissance du tragique et non sa n&#xe9;gation, c&apos;est-&#xe0;-dire du r&#xe9;el (impermanent, mobile et hasardeux). Pas de morale ou d&apos;&#xe9;thique &#xe9;picurienne sans cette physique de la mat&#xe9;rialit&#xe9; passag&#xe8;re et du vide, de la pr&#xe9;carit&#xe9; de l&apos;ordre et du vivant : rien ne demeure. Calquer son existence sur la n&#xe9;cessit&#xe9; pr&#xe9;suppose que la repr&#xe9;sentation puisse &#xea;tre &#xe0; l&apos;image du r&#xe9;el (ordonn&#xe9;, stable et intelligible), belle strat&#xe9;gie pour r&#xe9;futer le hasard qui fait la destruction et parfois la cr&#xe9;ativit&#xe9; de la nature.&lt;br /&gt;Le clinamen ne vise pas seulement &#xe0; sauver la libert&#xe9; et &#xe0; faire tenir debout le syst&#xe8;me de D&#xe9;mocrite. Il ne s&apos;agit pas d&apos;une astuce pour combler un manque th&#xe9;orique. Le clinamen peut se comprendre comme la transposition du tourbillon d&#xe9;mocrit&#xe9;en (dans un souci de transmission des th&#xe8;ses atomistiques), transposition du Tout de la nature, ce &amp;quot;&lt;em&gt;il y a&lt;/em&gt;&amp;quot; dont parle Marcel Conche, &#xe0; l&apos;atome comme &#xe9;l&#xe9;mentaire condition du Tout. Voil&#xe0; qui ruine d&apos;embl&#xe9;e la certitude causale et la possibilit&#xe9; de la v&#xe9;rit&#xe9; [&amp;quot;&lt;em&gt;La v&#xe9;rit&#xe9; est dans l&apos;ab&#xee;me&lt;/em&gt;&amp;quot; D&#xe9;mocrite](voir les analyses de Marcel Conche sur&amp;nbsp; &lt;em&gt;la m&#xe9;taphysique du hasard&lt;/em&gt; chez D&#xe9;mocrite et les fragments recenc&#xe9;s par Dumont) [&amp;quot;&lt;em&gt;Cause et effet, insens&#xe9;s que nous sommes&lt;/em&gt;&amp;quot; dira Nietzsche]. C&apos;est l&#xe0; une diff&#xe9;rence majeure avec le sto&#xef;cisme. Nulle finalit&#xe9; en effet et je vous rejoins &#xe9;videmment sur ce plan mais aussi et surtout reconnaissance du hasard, de l&apos;irrepr&#xe9;sentable, de la b&#xe9;ance originelle qui marquent &#xe0; la fois la finitude humaine, son irr&#xe9;ductible impuissance et son essentielle pauvret&#xe9;. Et c&apos;est de cette reconnaissance que peut na&#xee;tre sans doute une sagesse v&#xe9;ritablement humaine et pas seulement th&#xe9;orique ou d&#xe9;lirante. &lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Vivons sans esp&#xe9;rer&lt;/em&gt;, oui, mais sans illusion.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 13 Mar 2008 16:13:00 GMT</pubDate></item><item><title>Esp&#xe9;rance et sagesse stoicienne</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/03/07/8235601.html</link><category>Epistolaires</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/03/07/8235601.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8235601/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/03/07/8235601.html</guid><description>&lt;p&gt;R&#xe9;action &#xe0; l&apos;article de Jean-Michel Muglioni paru sur &lt;a href=&quot;http://www.mezetulle.net/article-17225773.html&quot;&gt;Mezetulle : Vivons sans esp&#xe9;rer&lt;/a&gt; (le blog de Catherine Kintzler)&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Merci pour cet article&amp;nbsp; &#xe9;clairant :&amp;nbsp; cependant o&#xf9; voyez-vous ce monde et cette nature r&#xe9;gl&#xe9;e, cette implacable n&#xe9;cessit&#xe9; universelle qui telle un destin se d&#xe9;ploie sans faillir ? O&#xf9; trouvez-vous cette belle et heureuse rationalit&#xe9; de la nature ? Si un tel monde &#xe9;tait&amp;nbsp; manifeste, nous serions tous stoiciens. Aussi renoncer &#xe0; l&apos;espoir pour le remplacer par la n&#xe9;cessit&#xe9; universelle implique de la m&#xea;me fa&#xe7;on un acte de foi, la foi en une immanence r&#xe9;gl&#xe9;e, en un ordre d&#xe9;finitif, s&#xe9;duisant certes, mais exprimant d&apos;abord et avant tout le refus du tragique, le refus du hasard et le refus de l&apos;homme vivant.&amp;nbsp; Et sur ce plan, rien ne s&#xe9;pare le stoicisme du christianisme (la sympathie de nombreux chr&#xe9;tiens pour le stoicisme n&apos;est d&apos;ailleurs pas &#xe9;tonnante, puisqu&apos;on remplace une idole par une autre, l&apos;immanence n&apos;&#xe9;tant pas en soi un argument critique).&amp;nbsp; Et quoi de plus s&#xe9;curisant que l&apos;ordre, &#xe0; commencer par l&apos;ordre du cosmos ou de la nature.&amp;nbsp; Le besoin irr&#xe9;pressible d&apos;ordre et de sens est de nature religieuse faisait remarquer Freud. A bien y regarder, ce d&#xe9;sir d&apos;ordre ne dissimulerait-il pas une secr&#xe8;te esp&#xe9;rance et &#xe0; creuser davantage, comme le fait Nietzsche, une vaste com&#xe9;die qui cherche &#xe0; &amp;quot;imposer &#xe0; la nature la tyrannie de l&apos;esprit &amp;quot;? Il n&apos;y a plus, avec les stoiciens, qu&apos;&#xe0;&amp;nbsp; &amp;quot;esp&#xe9;rer&amp;quot; que cette n&#xe9;cessit&#xe9; soit belle et bien le r&#xe9;el.&lt;br /&gt;Relisons Lucr&#xe8;ce pour lequel, l&apos;ordre n&apos;est qu&apos;un cas particulier du d&#xe9;sordre et dans ce cas, plus d&apos;acte de foi, plus d&apos;esp&#xe9;rance . Alors, le &amp;quot;pari stoicien&amp;quot; (c&apos;est-&#xe0;-dire son implicite religieux) et le besoin de sens s&apos;effacent au profit d&apos;une sagesse authentiquement tragique, possiblement humaine car d&#xe9;-sesp&#xe9;r&#xe9;e, comme l&apos;est le r&#xe9;el.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 07 Mar 2008 18:05:03 GMT</pubDate></item><item><title>Les cr&#xe8;tes de l&apos;Aubisque</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/21/8028219.html</link><category>Singularit&#xe9;s optiques</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/21/8028219.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8028219/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/21/8028219.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/68/40/303543/22363367.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;SL557021&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/68/40/303543/22363367_p.jpg&quot; width=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Depuis le Soum de Grum&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;1870 m, 19 f&#xe9;vrier 08, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Magnifique panorama depuis les cr&#xe8;tes qui surplombent le col d&apos;Aubisque. Le pic de Ger (2612 m), les Gabizos, le Moulle de Jaut, le pic d&apos;Escurets ( vers le nord), autant de sommets offerts au regard. Ici, je prends la mesure de mon pas...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/30/70/303543/22363780.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;SL557023&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/30/70/303543/22363780_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Vers le G&#xe9;ourgue de Tortes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;1850 m, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 21 Feb 2008 06:42:00 GMT</pubDate></item><item><title>An&#xe9;ou</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/20/8027857.html</link><category>Singularit&#xe9;s optiques</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/20/8027857.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8027857/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/20/8027857.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/69/13/303543/22362718.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;198&quot; alt=&quot;SL556866&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/69/13/303543/22362718_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cirque d&apos;An&#xe9;ou&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;, Pourtalet, 1700 m, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/68/95/303543/22362859.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;SL556870&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/68/95/303543/22362859_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ascension du Pic du Pourtalet&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;, 2050 m, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/20/90/303543/22363005.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;SL556885&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/20/90/303543/22363005_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pic du midi d&apos;Ossau&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;depuis le pic d&apos;Estr&#xe9;m&#xe8;re, 2135 m, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 20 Feb 2008 13:42:15 GMT</pubDate></item><item><title>Contemplation</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/19/8019726.html</link><category>Singularit&#xe9;s optiques</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/19/8019726.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8019726/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/19/8019726.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/25/80/303543/22338266.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;SL557017&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/25/80/303543/22338266_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Contemplation&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Soum de Grum, 1890 m, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 19 Feb 2008 19:35:34 GMT</pubDate></item><item><title>Dans le cirque de Lescun</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/18/7996272.html</link><category>Singularit&#xe9;s optiques</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/18/7996272.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7996272/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/18/7996272.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/65/78/303543/22267941.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;253&quot; alt=&quot;SL556928&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/65/78/303543/22267941_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;1000 Aiguilles&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;17 f&#xe9;vrier 08, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/35/23/303543/22267986.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;253&quot; alt=&quot;SL556929&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/35/23/303543/22267986_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Billare, 2350 m&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Lescun, 17 f&#xe9;vrier 08, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/85/24/303543/22268118.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;SL556931&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/85/24/303543/22268118_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Pic d&apos;Anie, 2504 m,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt; cirque de Lescun, 17 f&#xe9;vrier, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/51/94/303543/22268200.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;SL556949&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/51/94/303543/22268200_p.jpg&quot; width=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sous le Coutend&#xe9;, 2335 m&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;, Cirque de Lescun, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 17 Feb 2008 23:34:15 GMT</pubDate></item><item><title>Gavarnie (2)</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/16/7972589.html</link><category>Singularit&#xe9;s optiques</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/16/7972589.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7972589/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/16/7972589.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/17/95/303543/22197531.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;SL556817&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/17/95/303543/22197531_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;P&#xe9;trifi&#xe9;es, Cascades du cirque&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;, 13 f&#xe9;vrier 08, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Qui verra dans cette incroyable immobilit&#xe9; l&apos;homme, d&#xe9;fiant la pesanteur et la verticale des glaces ? Et pourtant, &#xe0; bien y regarder, il est l&#xe0;, tel un point perdu dans l&apos;infini...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/74/66/303543/22197628.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;SL556834&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/74/66/303543/22197628_p.jpg&quot; width=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L&#xe2;cher-prise&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/56/86/303543/22197796.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;SL556843&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/56/86/303543/22197796_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Astazou, 3075 m&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 16 Feb 2008 09:05:48 GMT</pubDate></item><item><title>Cirque de Gavarnie (1)</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/15/7961157.html</link><category>Singularit&#xe9;s optiques</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/15/7961157.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7961157/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/15/7961157.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/99/03/303543/22167765.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;Gavarnie_1&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/99/03/303543/22167765_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Cirque de Gavarnie&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;13 f&#xe9;vrier 08, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/74/43/303543/22167884.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;SL556785&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/74/43/303543/22167884_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Un Pont vers l&apos;Espagne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;13 f&#xe9;vrier 08, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 15 Feb 2008 09:50:20 GMT</pubDate></item><item><title>Houle d&apos;Occident</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/13/7932331.html</link><category>Singularit&#xe9;s optiques</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/13/7932331.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7932331/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/13/7932331.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/81/52/303543/22089659.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;253&quot; alt=&quot;SL556720&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/81/52/303543/22089659_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Houle d&apos;Occident&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Biarritz, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 13 Feb 2008 09:29:00 GMT</pubDate></item><item><title>Ascension du Mail (1665m)</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/12/7932290.html</link><category>Singularit&#xe9;s optiques</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/12/7932290.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7932290/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/12/7932290.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/89/07/303543/22089181.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;SL556772&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/89/07/303543/22089181_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Ch&#xe2;teau de Castet&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;vall&#xe9;e d&apos;Ossau, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/51/09/303543/22089301.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;SL556758&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/51/09/303543/22089301_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sur la cr&#xe8;te du Mail&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;1665 m, Vall&#xe9;e d&apos;Ossau, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/85/21/303543/22089487.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;SL556767&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/85/21/303543/22089487_p.jpg&quot; width=&quot;338&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Pic Durban&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;1700 m, Ossau, D&#xe9;mocrite&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 12 Feb 2008 21:53:36 GMT</pubDate></item><item><title>Lume d&apos;Hiver</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/03/7800126.html</link><category>Singularit&#xe9;s optiques</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/03/7800126.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7800126/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/03/7800126.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/78/42/303543/21716714.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;SL556611_copie&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/78/42/303543/21716714_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Lac du H&#xe9;ron&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Septentrion, 3 f&#xe9;vrier 08&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 03 Feb 2008 02:02:43 GMT</pubDate></item><item><title>La vie comme haine du vivant</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/02/7791661.html</link><category>Philosophies</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/02/7791661.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7791661/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/02/7791661.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est difficile de penser que la vie n&apos;existe pas, difficile de renoncer &#xe0; cette fiction qui semble distinguer l&apos;inerte de l&apos;anim&#xe9;. Je faisais remarquer cela r&#xe9;cemment &#xe0; la suite d&apos;un commentaire, en paraphrasant Foucault : &lt;em&gt;La vie n&apos;existe pas,&lt;/em&gt; disait-il, &lt;em&gt;seuls existent des &#xea;tres vivants.&lt;/em&gt;&amp;quot; Renoncer &#xe0; la vie, c&apos;&apos;est abandonner l&apos;espoir que nous pla&#xe7;ons dans l&apos;entreprise m&#xe9;taphysique traditionnelle qui, depuis Aristote, se sert de cet ancrage pour justifier l&apos;id&#xe9;e d&apos;une finalit&#xe9; naturelle et d&apos;une existence supra sensible (&#xe2;me) qui donne &#xe0; la vie sa forme et son essence (v&#xe9;g&#xe9;tative, animale ou rationnelle). &lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Renoncer &#xe0; la vie implique un double d&#xe9;fi : d&apos;abord un d&#xe9;fi scientifique car ce qu&apos;on appelle &amp;quot;vie&amp;quot; ne peut faire l&apos;objet d&apos;aucune investigation ni d&apos;aucune v&#xe9;rification d&apos;ordre scientifique, de m&#xea;me qu&apos;aucune &#xe2;me ne peut &#xea;tre mesur&#xe9;e ou identifi&#xe9;e par la science. Par cons&#xe9;quent la vie constitue un &lt;em&gt;obstacle &#xe9;pist&#xe9;mologique&lt;/em&gt; qu&apos;il est essentiel de surmonter pour construire une approche conforme au protocole exp&#xe9;rimental. D&apos;autre part, ce d&#xe9;fi est aussi une d&#xe9;fiance et par l&#xe0;, une puissance subversive vis-&#xe0;-vis de nos enracinements moraux et de la r&#xe9;ification que notre civilisation a entretenu sur le mod&#xe8;le de la cr&#xe9;ation, du miracle, ou de l&apos;apparition. Si la vie est une fiction c&apos;est parce qu&apos;il n&apos;existe dans la nature que des singularit&#xe9;s prises dans leur caract&#xe8;re mobile, dynamique et par cons&#xe9;quent impermanent. Ce qui est en train de vivre est aussi ce qui est en train de mourir. Ce qui se fait est &#xe9;galement en train de se d&#xe9;faire. Je vois dans l&apos;affirmation de la vie la m&#xea;me arri&#xe8;re pens&#xe9;e que ce corps soumis d&#xe9;finitivement &#xe0; l&apos;&#xe2;me, corps insupportablement mortel et &#xe9;ph&#xe9;m&#xe8;re, corps ha&#xef;ssable et mis&#xe9;reux qui ne vaut aujourd&apos;hui que comme ic&#xf4;ne retouch&#xe9;e &#xe0; la plastique surnaturelle et moribonde, celle qui pr&#xe9;cis&#xe9;ment n&apos;existe pas et qu&apos;on placarde sans cesse dans les publicit&#xe9;s sur les murs de nos villes. Cette apparente flatterie d&apos;un corps toujours beau, impeccable, performant, mince et muscl&#xe9;, corps toujours jeune, dissimule mal son infamie, &#xe0; savoir une haine terrible et d&#xe9;l&#xe9;t&#xe8;re &#xe0; l&apos;encontre du corps &lt;strong&gt;r&#xe9;el&lt;/strong&gt; vou&#xe9; au vieillissement et &#xe0; la d&#xe9;cadence de la d&#xe9;composition. Notre &#xe9;poque est toujours platonicienne dans son arri&#xe8;re plan ; le corps qu&apos;on loue est, en r&#xe9;alit&#xe9;, une essence vid&#xe9;e de sa substance et de son &#xe9;nergie, un corps qu&apos;on m&#xe9;prise et qu&apos;on martyrise dont l&apos;anorexie contagieuse constitue l&apos;effroyable parangon. Ces femmes nues ou ces hommes exhib&#xe9;s repr&#xe9;sentent la vie, pr&#xe9;cis&#xe9;ment celle qui n&apos;existe nulle part, sauf dans le fantasme d&apos;une r&#xe9;sistance au vivant, d&apos;une r&#xe9;sistance &#xe0; la mort. La vie erig&#xe9;e en valeur est haine du vivant comme l&apos;&#xe9;ternit&#xe9; de l&apos;&#xe2;me repose sur une aversion pour le corps et pour la mort ! &lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une philosophie de la nature reconnait dans toute naissance un acte irr&#xe9;m&#xe9;diable de destruction programm&#xe9;e. &amp;quot;&lt;em&gt;Sit&#xf4;t n&#xe9;, l&apos;homme est assez vieux pour mourir&lt;/em&gt;&amp;quot; faisait remarquer Heidegger. C&apos;est l&#xe0; le caract&#xe8;re tragique de l&apos;existence, c&apos;est l&#xe0; que d&#xe9;bute notre d&#xe9;s-espoir et notre insignifiance, notre premier acte de v&#xe9;rit&#xe9;.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Ce qui irrite dans le d&#xe9;sespoir, c&apos;est son bien fond&#xe9;, son &#xe9;vidence, &amp;quot;sa documentation&amp;quot;: c&apos;est du reportage. Examinez, au contraire, l&apos;espoir, sa g&#xe9;n&#xe9;rosit&#xe9; dans le faux, sa manie d&apos;affabuler, son refus de l&apos;&#xe9;v&#xe9;nement : une aberration, une fiction. Et c&apos;est dans cette aberration que r&#xe9;side la vie, et de cette fiction qu&apos;elle s&apos;alimente.&lt;/em&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;strong&gt;Cioran&lt;/strong&gt;, &lt;u&gt;Syllogismes de l&apos;amertume&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 02 Feb 2008 12:00:00 GMT</pubDate></item><item><title>Terril Sabatier</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/02/7799976.html</link><category>Singularit&#xe9;s optiques</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/02/7799976.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7799976/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/02/02/7799976.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/16/06/303543/21716288.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;291&quot; alt=&quot;SL556582_copie&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/16/06/303543/21716288_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sculpture&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Raismes, Septentrion, D&#xe9;mocrite, 27 janvier 08&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Des monstres m&#xe9;caniques d&#xe9;chirent le ciel du septentrion ; la souffrance des hommes anciens est dans cette verticale m&#xe9;tallique. Qu&apos;ils ont d&#xfb; la ha&#xef;r cette machine de l&apos;enfer souterrain ! &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/98/23/303543/21716315.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;295&quot; alt=&quot;SL556586_copie&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/98/23/303543/21716315_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Terrils&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Raismes, Septentrion, 29 janvier 08&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/53/53/303543/21716357.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;338&quot; alt=&quot;SL556577_copie&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/53/53/303543/21716357_p.jpg&quot; width=&quot;450&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Mirage&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, For&#xea;t de Raismes, Septentrion, D&#xe9;mocrite, 29 janvier 08&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 02 Feb 2008 09:17:00 GMT</pubDate></item><item><title>D&#xe9;sir et puissance</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/01/26/7064669.html</link><category>Philosophies</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/01/26/7064669.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7064669/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/01/26/7064669.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il m&apos;est arriv&#xe9; assez souvent, depuis la cr&#xe9;ation de ce blog, de situer l&apos;exigence &#xe9;thique du c&#xf4;t&#xe9; des processus d&apos;affirmation que ce soit dans l&apos;art et la cr&#xe9;ativit&#xe9;, dans l&apos;&#xe9;ducation ou dans le champ politique. Il est des &#xe9;thiques du renoncement, du d&#xe9;pouillement et de l&apos;asc&#xe8;se comme celle des sto&#xef;ciens qui recommandent d&apos;accepter l&apos;ordre n&#xe9;cessaire des choses (&amp;quot;supporte et abstiens-toi !&amp;quot;) ou celle de Platon qui fait reposer la sagesse dans cette absence de d&#xe9;sir qui &#xe0; l&apos;image du tonneau plein repr&#xe9;sente celui qui ne manque plus de rien (Gorgias). La figure du sage devient ce mod&#xe8;le de tranquillit&#xe9; bas&#xe9; sur une forme d&apos;extinction corporelle dont Callicl&#xe8;s le sophiste se moquera sans nuance pr&#xe9;f&#xe9;rant une vie pass&#xe9;e &#xe0; remplir des tonneaux qu&apos;une existence aussi inerte qu&apos;une pierre. &lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Schopenhauer dans son texte majeur, L&lt;u&gt;e monde comme volont&#xe9; et repr&#xe9;sentation&lt;/u&gt;, voit dans le d&#xe9;sir ce qui fait &amp;quot;&lt;em&gt;osciller sans cesse l&apos;homme de la droite vers la gauche comme un pendule de la souffrance &#xe0; l&apos;ennui&lt;/em&gt;&amp;quot;. L&apos;homme d&#xe9;couvre dans l&apos;exp&#xe9;rience du d&#xe9;sir cette soif qu&apos;aucune eau ne peut v&#xe9;ritablement &#xe9;tancher et quand le d&#xe9;sir est satisfait soit un autre surgit du fond des entrailles, de ce vouloir-vivre inextinguible, soit l&apos;homme fait cette terrible exp&#xe9;rience de l&apos;angoisse dans la saturation psychique, lorsqu&apos;il d&#xe9;couvre qu&apos;il n&apos;a pr&#xe9;cis&#xe9;ment plus rien &#xe0; d&#xe9;sirer. &amp;quot;&lt;em&gt;L&apos;angoisse c&apos;est le manque de manque&lt;/em&gt;&amp;quot; expliquait un jour un psychanalyste. Ce &amp;quot;manque de manque&amp;quot; fait toute la vanit&#xe9; de l&apos;homme, son &lt;em&gt;ennui&lt;/em&gt; et sa &lt;em&gt;mis&#xe8;re&lt;/em&gt; existentielle pour parler comme Pascal, un &#xea;tre qui, dans l&apos;exp&#xe9;rience du plein se sent d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;ment habit&#xe9; par un insondable vide. Si &amp;quot;&lt;em&gt;l&apos;homme est ce qui lui manque&lt;/em&gt;&amp;quot; comme l&apos;affirmait Bataille, alors le malheur est ind&#xe9;passable et la condition humaine une interminable corv&#xe9;e faite de luttes et de divisions internes, de d&#xe9;chirement et d&apos;infinies souffrances &#xe0; l&apos;image des figures mythologiques incarn&#xe9;es par Ixion, les Dana&#xef;des ou Sisyphe.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et puis, il y a les &#xe9;thiques de l&apos;affirmation, celles de Spinoza et de Nietzsche, &#xe9;thiques de la puissance d&#xe9;cupl&#xe9;e et de l&apos;accomplissement. Le g&#xe9;nie de Spinoza proc&#xe8;de d&apos;un renversement radical et d&apos;une critique du d&#xe9;sir. Le d&#xe9;sir n&apos;est pas manque comme chez Platon mais puissance d&apos;agir, processus dynamique, extension infinie des possibles sit&#xf4;t qu&apos;il est en mesure de suivre les processus de la nature et son propre d&#xe9;ploiement interne (qui n&apos;&#xe9;chappe pas &#xe0; la nature). Dans la conception platonicienne, penser le d&#xe9;sir comme manque revient &#xe0; identifier le d&#xe9;sir &#xe0; l&apos;espoir c&apos;est-&#xe0;-dire &#xe0; l&apos;exp&#xe9;rience d&apos;un quelque chose qui n&apos;est pas mais qui est attendu. L&apos;espoir n&apos;est rien d&apos;autre que le signe de l&apos;impuissance v&#xe9;cue, de l&apos;impuissance d&apos;agir et du renoncement. J&apos;explique souvent &#xe0; mes &#xe9;l&#xe8;ves qu&apos;il ne leur sert &#xe0; rien d&apos;esp&#xe9;rer avoir le bac ou de le d&#xe9;sirer sous la forme du manque mais qu&apos;en revanche il leur appartient de se transformer eux-m&#xea;mes, de mettre en mouvement leur propre puissance d&apos;agir et leur intelligence dans des processus qui leur permettront d&apos;obtenir leur examen. Construire de nouveaux outils, op&#xe9;rer des inventaires personnels en vue d&apos;explorer ses r&#xe9;elles possibilit&#xe9;s d&apos;action, mettre en oeuvre et se confronter &#xe0; la nature, tels sont les pr&#xe9;mices de la transformation et de l&apos;extension des facult&#xe9;s. Mais pour cela, il est n&#xe9;cessaire d&apos;esp&#xe9;rer moins et d&apos;agir mieux avec ce souci de soi-m&#xea;me qui fait d&apos;une fin, non un id&#xe9;al mais une occasion suppl&#xe9;mentaire de r&#xe9;alisation, une occasion suppl&#xe9;mentaire d&apos;augmenter sa puissance, donc sa joie d&apos;exister.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tel est ce d&#xe9;sir dont Spinoza nous parle, une &#xe9;nergie dont les ramifications peuvent nous renseigner sur l&apos;ensemble des zones d&apos;ombre qui alimentent nos passions tristes et nos ressentiments r&#xe9;currents. &lt;em&gt;La m&#xe9;ditation de la vie et non de la mort&lt;/em&gt; &#xe0; laquelle nous convie l&apos;auteur de l&lt;em&gt;&apos;Ethique&lt;/em&gt; n&apos;est jamais une raison d&apos;esp&#xe9;rer mais une occasion de d&#xe9;ploiement &#xe0; travers une conception d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;conomique du fonctionnement mental. En ce sens, le d&#xe9;sir n&apos;est pas un ennemi &#xe0; abattre, il est ce qui oeuvre et non ce qui divise l&apos;esprit. Au pouvoir que l&apos;&#xe2;me entend exercer sur le corps dans sa volont&#xe9; conqu&#xe9;rante, Spinoza oppose &#xe0; Platon le d&#xe9;sir comme &#xe9;l&#xe9;ment de puissance. Si l&apos;exercice du pouvoir est toujours triste car son essence est la division (du corps et de l&apos;esprit, de l&apos;homme et de la nature, des hommes entre eux, de l&apos;homme et de l&apos;animal etc.) , l&apos;expression du d&#xe9;sir &#xe9;clair&#xe9; est puissance, puissance de r&#xe9;conciliation et acc&#xe8;s &#xe0; la joie, puissance d&apos;unification dans la d&#xe9;couverte d&apos;un monde unifi&#xe9;, la nature dont l&apos;homme ne saurait s&apos;extraire. &lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En clair, s&apos;il y a une catastrophe &#xe0; &#xe9;viter, c&apos;est celle qui consiste &#xe0; confondre le d&#xe9;sir et l&apos;espoir mais aussi et surtout le pouvoir et la puissance !&amp;nbsp; J&apos;y reviendrai.&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 26 Jan 2008 17:48:00 GMT</pubDate></item><item><title>Sagesse indienne</title><dc:creator>Democrite</dc:creator><link>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/01/19/7622717.html</link><category>Singularit&#xe9;s po&#xe9;tiques</category><comments>http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/01/19/7622717.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://clinamen.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7622717/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://clinamen.canalblog.com/archives/2008/01/19/7622717.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/02/51/303543/21213825.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;450&quot; alt=&quot;File0058_copie&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/02/51/303543/21213825_p.jpg&quot; width=&quot;344&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Photo de Edward S. Curtis (1868-1952)&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;Nos moeurs sont diff&#xe9;rentes des v&#xf4;tres. La rue de vos villes fait mal aux yeux de l&apos;homme rouge. Mais peut-&#xea;tre est-ce parce que l&apos;homme rouge est un sauvage et ne comprend pas.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Il n&apos;y a pas d&apos;endroit paisible dans les villes de l&apos;homme blanc. Pas d&apos;endroit pour entendre les feuilles se d&#xe9;rouler au printemps ou le froissement d&apos;aile d&apos;un insecte. Mais peut-&#xea;tre est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Quel int&#xe9;r&#xea;t y a-t-il &#xe0; vivre si l&apos;homme ne peut entendre le cri solitaire de l&apos;engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d&apos;un &#xe9;tang la nuit ? Je suis un homme rouge et je ne comprends pas.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;L&apos;indien pr&#xe9;f&#xe8;re le son doux du vent s&apos;&#xe9;lan&#xe7;ant comme une fl&#xe8;che &#xe0; la surface d&apos;un lac, et l&apos;odeur du vent lui-m&#xea;me, lav&#xe9; par la pluie de midi, ou parfum&#xe9; par le pin pignon.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;L&apos;air est pr&#xe9;cieux &#xe0; l&apos;homme rouge car toutes choses partagent le m&#xea;me souffle : la b&#xea;te, l&apos;arbre, l&apos;homme, tous partagent le m&#xea;me souffle.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chef Seattle (1786 - 1866)&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 19 Jan 2008 21:08:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>