16 avril 2012

Abandon atmosphérique

    N'étant guère disposé ces derniers temps à l'élaboration philosophique et à l'écriture, ce qui n'est pas sans m'attrister quelque peu, je vis et j'éprouve de grandes intensités photographiques en confiant mon sort aux aléas météoriques. Quelque chose travaille, quelque chose oeuvre dans les coulisses moléculaires, dans le silence asymétrique des organes que l'expérience optique régénère stimule et enrichit.  Depuis bien longtemps, la nature m'enseigne son incroyable créativité, sa puissance indifférente... [Lire la suite]
Posté par Democrite à 18:10 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

15 mars 2012

Les trois subjectivités mondaines

         Dans un précédent article, j’ai abordé la question de la subjectivité philosophique et de la subjectivité tragique. Je voudrais ici faire remarquer qu’il existe au moins trois autres types de subjectivité qui interagissent plus ou moins avec le milieu dans lequel elles se déploient. A l’arrière, c’est le rapport au réel qui m’intéresse autrement dit, la possibilité ou non de reconnaître la place de l’insignifiance de toutes choses. Ce n’est ici et pour le moment qu’une approche qui méritera... [Lire la suite]
Posté par Democrite à 11:58 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
04 avril 2011

L'art de la sieste

  Ca fait longtemps que je songe à écrire un art de la sieste. J'avoue volontiers embrasser assidûment l'horizontalité et me réjouis de savoir que d'autres que moi, tout aussi flemmards, solitaires, décalés, retirés du "monde", s'adonnent à cette forme scandaleuse de béatitude inoffensive. Et puis pourquoi écrire ? Parce que je n'ai rien d'autre à faire et que j'ai l'envie de témoigner de la puissance philosophique d'un art trop souvent négligé, voire méprisé. D'abord, s'agit-il bien d'un art ? Pour ma part, je... [Lire la suite]
Posté par Democrite à 16:10 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
19 février 2011

La mort est une hallucination sonore

J'ai enregistré hier une mauvaise version du texte consacré à la mort. La plateforme canalblog ayant été bloquée une bonne partie de la journée, je n'ai pu corriger cette erreur qu'en soirée. J'invite le lecteur à découvrir la version "aérée" et finalisée que j’ai rebaptisée pour l’occasion.              Spontanément, nous fuyons la mort dans le divertissement généralisé, dans l’oubli de notre condition, dans le détournement systématique dont le symbole (symptôme ?) contemporain est l’écran de... [Lire la suite]
Posté par Democrite à 00:25 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
08 février 2011

Génie de la sophistique

" Si l'adversaire exige expressément que nous argumentions contre un certain aspect de son affirmation et que nous n'ayons rien de valable à dire, il faut se lancer dans un débat général et la contrer. Si nous devons dire pourquoi une certaine hypothèse physique n'est pas fiable, nous parlerons du caractère fallacieux du savoir humain et l'illustrerons par toutes sortes d'exemples." A. Schopenhauer, L'art d'avoir toujours raison, stratagème 19
Posté par Democrite à 09:53 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,
02 février 2011

La force majeure

" La joie consiste en une approbation de l'existence tenue pour irrémédiablement tragique : elle est paradoxale mais n'est pas illusoire."                        Clément Rosset, La Force majeure
Posté par Democrite à 15:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

26 janvier 2011

Aime ton malheur comme toi-même !

On espère d'être heureux et on souffre à le devenir ! A défaut d'être heureux ou de tendre vers le bonheur dont on ne saurait dire sérieusement en quoi il consiste, il est plus aisé de constater combien le malheur est infiniment plus évident, plus partagé, plus commun parce que plus facile d'accès. Le malheur, c'est l'ordinaire de la souffrance, la banalité de l'ennui, la platitude de l'existence normocentrée et de surcroît, la certitude de ne jamais lui échapper. Voilà qui le rend étrangement précieux et même secrètement... [Lire la suite]
Posté par Democrite à 07:58 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
17 janvier 2011

Regarder et voir : autrui comme une oeuvre

Ces derniers temps, il m’arrive de faire des expériences de plus en plus vives à travers lesquelles les visages de mes contemporains, leurs gestes, leur corps, leur voix, leur physionomie m’apparaissent de manière totalement originale, comme de pures singularités. C’est pourtant là une évidence sensible : nous sommes tous a priori différents. Mais là, dans le cadre de cette expérience, l’évidence surgit du dehors et se met à résonner en moi avec une acuité sans pareille, comme si une insularité biologique, une idiosyncrasie marquée... [Lire la suite]
Posté par Democrite à 14:56 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
09 janvier 2011

Face à soi

" Rien n'est plus si insupportable à l'homme que d'être dans un plein repos, sans passions, sans affaire, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. Incontinent il sortira du fond de son âme l'ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le dépit, le désespoir."                             ... [Lire la suite]
Posté par Democrite à 11:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
16 décembre 2010

Les deux versants du tragique : la douleur et la joie

La philosophie tragique procède toujours d’une expérience elle-même tragique et non d’un discours. Pour certains, cette expérience provient de la catastrophe, du deuil et de la mélancolie qui l’accompagne ; dans ce versant pour le moins douloureux du tragique (qui verse irrésistiblement du côté du pessimisme), le réel c’est le dehors imprévisible frappant le dedans, fracassant à tout jamais la confiance illusoire faite à la vie, anéantissant toute croyance en l’ordre comme au sens des choses. Le choc tragique défait la... [Lire la suite]
Posté par Democrite à 23:21 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,