19 décembre 2016

Déroutes philosophiques

 clic sur les images          Une déroute philosophique n'est pas chose aisée. Emprunter les sentes qui nous mènent à l'écart de nous-mêmes donne le sentiment de la perdition, d'une possible dislocation du moi sombrant dans l'abîme. Qui pourra, même provisoirement, se défaire de ses chaînes et courir mains ouvertes dans les vastes étendues d'une plaine indomptée ? Qui pour demeurer en funambule sur le fil d'une aventure qui est celle de toute vie résolue, de toute pensée ouverte, avec sa part d'errance,... [Lire la suite]

22 août 2016

Déroute néo-cubaine : Hierro, "l'île de fer"

Cliquez sur les images pour les découvrir en plein format.   Egaré dans un coin du monde entouré de déferlantes, il n'y a plus d'échappatoires. Face à moi, plein ouest, trois mille kilomètres d'océan et derrière, vers l'Afrique, quel port où jeter l'ancre, quel pont franchir pour se tenir entre deux eaux ? Jamais perdition ne fut plus accomplie. Quelle quantité de terre et d'espace faut-il pour se sentir contenu, retenu, et créer le monde dont on a besoin pour habiter ? Que contient cette terre néocubaine oubliée des hommes... [Lire la suite]
17 juillet 2015

Le temps de la joie

      Avec le triomphe sans partage de l'été et la "retraite" qui accompagne cette période de vacances, me voilà psychiquement dans un étrange état de suspension, d'achronie, hors des temporalités dominantes. Il me semble goûter en filigrane un sentiment d'éternité au milieu des activités ordinaires. Ma montre s'est curieusement arrêtée à midi et demi comme si le temps fondamental avait eu raison du temps mondain, du temps de l'affairement et du divertissement social. Les aiguilles ont cessé de tourner et quelque... [Lire la suite]
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12 janvier 2014

A qui parler ?

          Dans le formidable ouvrage de Tournier, Vendredi ou les limbes du Pacifique, Robinson, condamné à la plus effroyable solitude, fait l'expérience graduelle de sa propre déshumanisation. A mesure qu'il se laisse aller à la souille et qu'il se love dans les entrailles de la grotte, au coeur de son île - Spéranza- s'efface peu à peu en lui, la structure subjective qui le constitue et le relie à l'humanité dont il est privé. L'intentionnalité de la conscience, c'est-à-dire le fait d'être sujet du... [Lire la suite]
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31 mai 2012

Vivre et exister

      Dans mon précédent article, j'ai tenté de distinguer avec le Robinson de Tournier, ce qui in-siste et ce qui ex-siste. Cette distinction fait écho à la duplicité de l'homme, à cet écart toujours irréductible entre "un moi profond" coïncidant avec la mélodie intérieure, immergé dans le fleuve mobile de la psyché et le vaste théâtre de la société des hommes, contraints d'exister dans le jeu multiple des rôles qui surdéterminent les individualités.       Quelle est la... [Lire la suite]
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30 novembre 2010

Nous sommes tous des imposteurs !

Posture et impostures Nul n'a demandé à naître. Nous signons malgré nous le pacte de vie et de mort.  A vrai dire, c'est notre organisme qui signe son inscription dans le grand tout, dans la nature insaisissable que nous appelons ici, le réel. Nous sommes le fruit d'une congruence atomique, d'une rencontre cellulaire apte à se déployer dans un espace sans que nous n'ayons le moindre mot à dire. "On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille...être né quelque part, c'est toujours un hasard" chante... [Lire la suite]
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