29 mars 2019

Déroute printanière : Pascal et Spinoza, du réactif à l'actif

I J'ai longtemps admiré Pascal, son sens aigu du tragique, ses traits fulgurants, incisifs, ses éclairs de féroce lucidité au milieu du néant, trouant les espaces infinis de leur grandiose gravité, au point de faire vaciller le moi, de le dissoudre dans l'angoisse qui monte devant l'universelle caducité. J'ai senti dans ma chair le frisson d'une "nuit de feu" comme une révélation, qui prit chez moi une forme résolument inversée. Non pas l'affliction doloriste menant au crucifié et la mortification d'un corps concupiscent, mais... [Lire la suite]