19 décembre 2016

Déroutes philosophiques

 clic sur les images          Une déroute philosophique n'est pas chose aisée. Emprunter les sentes qui nous mènent à l'écart de nous-mêmes donne le sentiment de la perdition, d'une possible dislocation du moi sombrant dans l'abîme. Qui pourra, même provisoirement, se défaire de ses chaînes et courir mains ouvertes dans les vastes étendues d'une plaine indomptée ? Qui pour demeurer en funambule sur le fil d'une aventure qui est celle de toute vie résolue, de toute pensée ouverte, avec sa part d'errance,... [Lire la suite]

20 septembre 2013

De la sympathie philosophique

        Un mode de philosopher ne peut se comprendre qu'à partir des forces souterraines qui animent son auteur. C'est d'ailleurs parce que certaines de ces forces entrent en résonance avec soi qu'on se trouve en sympathie avec tel ou tel philosophe et non pour des motifs purement abstraits et théoriques. La sphère de la raison n'intervient que tardivement dans une dynamique de reconnaissance. Il y a quelque chose qui fonctionne ici à la manière des coups de foudre. Les inconscients, entendons le régime de... [Lire la suite]
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01 juillet 2012

Infidèles monades (A la lisière du réel)

" Se perdre ! Se perdre dans une flaque insouciante ! S'abandonner à la lisière de l'indicible exige l'insurrection, la brisure et l'errance.   Serai-je capable de vivre à la hauteur de cette suprême infidélité qui me rend étranger au monde, à la misérable cohorte des jobards, à mes ancrages initiaux et mes crispations d'éphémère ?   En-deçà de la valeur débute l'expérience esthétique sous le chapiteau épuisé de mes compromissions.   Creusant le pas ensauvagé du marcheur infidèle, le réel... [Lire la suite]
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11 novembre 2010

Insécurité, la condition du libre

Il est de bon ton d'adorer la sécurité, elle qui rassure l'homme dans le maintien de ses forces, de son équilibre, de son pouvoir. La sécurité est, pour parler comme Nietzsche, liée à l'instinct grégaire, à la meute, au troupeau. Il n'est pas question de se perdre, de se mouvoir hors du contrôle qu'impose le corps social, précisément conçu comme un corps dont on ne saurait s'extraire sans risquer de choir, sans risquer de perdre une partie de soi. La sécurité fonctionne dans la représentation comme un destin à accomplir, comme... [Lire la suite]
Posté par Democrite à 18:23 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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