04 avril 2017

Dessaisissement matutinal

C'est dans un état d'ahurissement matutinal que je me précipitai hier, au sortir du lit, sur ma terrasse pour contempler le jour nouveau et ses brumes liquides. Ma nuit n'avait pas été bonne, chahutée par des récurrences nodales insurmontées. Il me semblait éprouver, au coeur d'une horizontalité véhémente, la balance d'un rythme anarchique, rétif à la régularité qui rassure et offre au sommeil, en général, sa garantie. Que diable s'était-il passé pendant la nuit ? J'avais tout de même dû m'assoupir et m'abandonner un peu. Le ciel... [Lire la suite]

04 août 2015

Marcher, de Schopenhauer à Nietzsche

      Hier, je me suis délivré de la pesanteur des jours derniers, de cette désagréable impression d'opacité automnale, humide et close qui m'a plongé dans une asthénie horizontale. Il fallait le retour d'un ciel clair, estival et d'une ouverture sans pareille sur les Pyrénées pour me faire sentir à nouveau l'appel des hauteurs, le désir de me perdre et de dissoudre ces forces obscures et contrariées dans une marche réparatrice. Il fallait aussi et surtout la lecture d'un texte de Nietzsche, un texte salvateur. ... [Lire la suite]
17 juillet 2015

Le temps de la joie

      Avec le triomphe sans partage de l'été et la "retraite" qui accompagne cette période de vacances, me voilà psychiquement dans un étrange état de suspension, d'achronie, hors des temporalités dominantes. Il me semble goûter en filigrane un sentiment d'éternité au milieu des activités ordinaires. Ma montre s'est curieusement arrêtée à midi et demi comme si le temps fondamental avait eu raison du temps mondain, du temps de l'affairement et du divertissement social. Les aiguilles ont cessé de tourner et quelque... [Lire la suite]
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05 mars 2014

La bassesse des grandes questions

      Hier, j'ai visionné l'émission de télévision "les Grandes questions" animée par Franz-Olivier Giesbert autour des sujets suivants : "y a-t-il des raisons d'espérer ? et, sommes-nous condamnés au pessimisme ?"      A dire vrai, si j'ai pris le temps de regarder ce programme, c'est uniquement parce que Frédéric Schiffter, "philosophe sans qualités", y participait et que je tenais, par curiosité, à l'entendre ferrailler au milieu d'idéologues bardés de bien pensance. Ecouter Jean-Louis Debré... [Lire la suite]
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12 octobre 2013

Gagner sa vie pour oublier

             "L'existence se présente avant tout comme une tâche,            celle de subsister, de "gagner sa vie". Ce point une            fois assuré, ce qu'on a acquis devient un fardeau, et            impose alors une seconde tâche, celle d'en disposer,            en vue d'éviter l'ennui qui s'abat comme un oiseau de            proie... [Lire la suite]
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19 juillet 2013

Vivre sans dette et sans ressentiment

                            "La tragédie est si loin de prouver en rien un pessimisme des Grecs au sens de Schopenhauer, qu'elle doit au contraire être comprise comme une réfutation et un recours contre cette théorie. L'acquiescement à la vie, jusque dans ses problèmes les plus ardus ; le vouloir-vivre sacrifiant allégrement ses types les plus accomplis à sa propre inépuisable fécondité - c'est tout cela que j'ai appelé dionysien, c'est là que j'ai pressenti... [Lire la suite]
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31 mai 2011

Du pessimisme nihiliste

Le cri, Munch Ma vie philosophique, pour ne pas dire ma vie tout court oscille sans cesse entre deux polarités, le pessimisme nihiliste et la joie tragique.  La première exerce sur mon esprit une fascination redoutable.  Le nihiliste n’espère rien, n’affirme rien et n’attend rien de particulier, rien en termes de signification, de valeur et d’orientation dans l’existence. Il y a un raffinement à vivre ainsi, peut-être même une certaine dose d’esthétisme glissant à la surface étale des choses ; choses qui vont et... [Lire la suite]
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01 avril 2011

Vertu de la plainte

  "Si je n'avais pas été philosophe, et si j'avais été une femme, j'aurais voulu être une pleureuse."                                                     G. Deleuze  
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18 décembre 2010

Du désir comme puissance silencieuse

Le désir est manque et le manque est souffrance. Telle est une des thèses qui fonde le pessimisme de Schopenhauer pour qui «  l'homme oscille sans cesse, tel un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l'ennui ». Autant dire que le désir paraît être le socle indépassable de la conscience malheureuse si on en croit Pascal dont les textes magnifiques sur l’ennui, sur le divertissement et la concupiscence dévoilent douloureusement le fond tragique de l'existence, c'est-à-dire son insignifiance et sa pauvreté. Si... [Lire la suite]
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