09 novembre 2016

Théâtre social et aliénation

           Le caractère théâtral de l'existence sociale atteint son point le plus haut, le plus évidemment paroxystique lorsque cessent aux yeux de tous, les féroces hostilités, les coups les plus rudes, les chocs les plus profonds. Alors, l'animal humain peut-il avantageusement se laisser aller à son besoin d'humanité, aux illusions d'une domesticité à bon compte arrachée aux instincts, en refoulant simultanément dans les intermondes organiques, la cruelle vérité qui mobilisa sa folle puissance dans le... [Lire la suite]
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20 décembre 2014

La basse-cour psychiatrique

           Je n'ai jamais eu beaucoup de sympathie pour l'institution scolaire et à dire vrai, il m'était impensable, dans mes jeunes années, d'envisager une carrière de professeur. Cette idée me donnait des haut-le-cœur tant je percevais l'école comme un lieu sclérosé, abrutissant, sans envergure, avec pour mission réelle de surveiller les subjectivités d’élèves et non de les stimuler ou de veiller à leur élévation. L'école m'apparaissait comme une fabrique de l'ennui entretenue par des emplois du... [Lire la suite]
11 octobre 2013

Tragique et éthique ?

         Je reçois de nombreux mails par l'intermédiaire de la rubrique "contacter l'auteur" pour réagir à la nature - disons désenchantée du texte précédent, comme si la vision tragique qui est celle du philosophe dérouté que j'incarne avec d'autres, finissait par devoir décourager l'esprit ou le laisser sans espoir, vagabonder au plus près des Enfers. En réalité, le désenchantement a du bon dans la désillusion qu'il inflige au narcissisme primaire de l'homme. De même, la déroute sur les sentes hasardeuses... [Lire la suite]
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26 janvier 2011

Aime ton malheur comme toi-même !

On espère d'être heureux et on souffre à le devenir ! A défaut d'être heureux ou de tendre vers le bonheur dont on ne saurait dire sérieusement en quoi il consiste, il est plus aisé de constater combien le malheur est infiniment plus évident, plus partagé, plus commun parce que plus facile d'accès. Le malheur, c'est l'ordinaire de la souffrance, la banalité de l'ennui, la platitude de l'existence normocentrée et de surcroît, la certitude de ne jamais lui échapper. Voilà qui le rend étrangement précieux et même secrètement... [Lire la suite]
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