07 décembre 2012

Le malheur français !

            Au moment où la Française des jeux annonce des bénéfices records, les français souffrent de déprime chronique ; ils sont affligés par la crise, sont les champions hors normes de la consommation de psychotropes, d'antidépresseurs et autres pharmacopées en tout genre. Le moral des ménages se classe parmi les plus bas d'Europe voire du monde. Leur vitalité psychique est cadavérique : stress au travail, angoisse devant l'avenir, ennui scolaire, courses aux diplômes, pressions financières, panique... [Lire la suite]
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04 décembre 2012

Le désir de philosopher

Voir la première partie :  La nature du philosopher.      Il est impossible de penser le désir de philosopher sans une rupture primordiale, sans un arrachement singulier à la figure de l'Autre, intériorisée dès l'origine dans les mailles de la psyché. Cette brisure consiste d'abord à ne plus être déterminé par le seul désir mimétique, ce « désir du désir de l'autre » (Girard) qui aliène le sujet en l'attachant à des représentations fictives. Mais à quelle conditions pouvons-nous faire l'expérience... [Lire la suite]
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21 novembre 2012

La nature du philosopher : l'exigence de vérité

              Texte extrait du sens de la philosophie, Marcel Conche          Dans un très beau texte - Le sens de la philosophie -  Marcel Conche note que la définition ordinaire du philosophe, celui qui aime ou désire la sagesse, est ambiguë et même vague, car rien ne la distingue de celle du sage. Le premier désire quelque chose qu'il ne possède pas, alors que le second désire ce quelque chose qu'il a (si toutefois la sagesse se possède) et qu'il... [Lire la suite]
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12 novembre 2012

L'intérêt de philosopher

  "Ma philosophie ne m'a rien apporté mais elle m'a beaucoup épargné."                                A. Schopenhauer, Parerga, "Aphorismes"
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19 octobre 2012

Du fleuve comme amour du vivre - Méditation héraclitéenne (2)

Mobilisme, Démocrite, août 2012           Comment recueillir au fond de soi la féconde source du vivre, la laisser se déployer sans chercher à fixer ce mouvement étrange qui nous dépossède de nous-mêmes ? L'eau coule et rien ne l'arrête à l'image du fleuve d'Héraclite. Tout ce à quoi nous tenons, Nous, les Déroutés, se désagrège dans le feu sacré de l'élémentaire, dans la force crépusculaire du passage, de l'entre-deux, dans la terrible vision de ce pont jeté par-dessus l'abîme que les rives de... [Lire la suite]
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10 octobre 2012

De la singularité

          Il est de bon ton de revendiquer, d'exprimer, de défendre sa singularité. Ce "gnangnan" pseudo-poétique s'inscrit dans les nouveaux programmes psychologisants visant à coacher l'individu, à l'affermir dans le maintien d'une identité censée être la sienne propre, à le propulser dans un processus de réalisation supposée. Ainsi, en déployant sa singularité, le sujet pourrait presque faire croire qu'il pense.      Ce beau mot de singularité s'est abîmé et, sous l'impulsion des... [Lire la suite]
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01 juillet 2012

Infidèles monades (A la lisière du réel)

" Se perdre ! Se perdre dans une flaque insouciante ! S'abandonner à la lisière de l'indicible exige l'insurrection, la brisure et l'errance.   Serai-je capable de vivre à la hauteur de cette suprême infidélité qui me rend étranger au monde, à la misérable cohorte des jobards, à mes ancrages initiaux et mes crispations d'éphémère ?   En-deçà de la valeur débute l'expérience esthétique sous le chapiteau épuisé de mes compromissions.   Creusant le pas ensauvagé du marcheur infidèle, le réel... [Lire la suite]
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31 mai 2012

Vivre et exister

      Dans mon précédent article, j'ai tenté de distinguer avec le Robinson de Tournier, ce qui in-siste et ce qui ex-siste. Cette distinction fait écho à la duplicité de l'homme, à cet écart toujours irréductible entre "un moi profond" coïncidant avec la mélodie intérieure, immergé dans le fleuve mobile de la psyché et le vaste théâtre de la société des hommes, contraints d'exister dans le jeu multiple des rôles qui surdéterminent les individualités.       Quelle est la... [Lire la suite]
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18 mai 2012

Méditation héraclitéenne

       Cela fait quelques semaines que je sieste ; quelques semaines que mon esprit s'est assoupi sous le poids d'un réel probablement trop lourd à supporter. C'est ainsi. L'atomiste dérouté n'est pas dupe de son caractère évanescent et de l'écume qui fait la trame insaisissable et fantasque de son existence. Cette curieuse volatilité correspond à un état du corps, à un état de la puissance intime de l'organisme luttant pour sauvegarder un axe, une colonne vertébrale, une direction. Le risque majeur qui guette... [Lire la suite]
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15 mars 2012

Les trois subjectivités mondaines

         Dans un précédent article, j’ai abordé la question de la subjectivité philosophique et de la subjectivité tragique. Je voudrais ici faire remarquer qu’il existe au moins trois autres types de subjectivité qui interagissent plus ou moins avec le milieu dans lequel elles se déploient. A l’arrière, c’est le rapport au réel qui m’intéresse autrement dit, la possibilité ou non de reconnaître la place de l’insignifiance de toutes choses. Ce n’est ici et pour le moment qu’une approche qui méritera... [Lire la suite]
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