30 avril 2021

L'amour actif, une échappée belle

Cristallisation, Image de Démocrite non libre de droits  En lisant le dernier billet de Roland Jaccard consacré pour partie à l'amour, je me suis rappelé qu'à une certaine époque de ma vie, j'avais écrit à peu près la même chose dans plusieurs articles. Dans l'un, intitulé L'amour,une archéologie de la dévoration, j'analysais déjà cet affect ainsi que la relation de couple comme des entreprises de colonisation, de dévoration lente et inconsciente de l'altérité, et dans l'autre, j'usais du modèle de la tectonique des... [Lire la suite]
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30 mars 2021

Mécanismes de défense et philosophie

  La psychanalyse enseigne qu'il existe des structures psychiques exprimant les plus grandes difficultés vis-à-vis de  tout changement, et certaines se condamnent même à la fixation répétitive, sans quoi le sujet risquerait de fortes décompensations. Dans ce type de cas, la personne peut mener son existence avec une relative stabilité et assurance à condition qu'aucun élément affectif puissant, aucune modification inattendue ne viennent réouvrir des plaies enfouies sous l'imposant système de défenses mis en place.... [Lire la suite]
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14 mai 2020

Chiens-philosophes et sagesse de l'Âne

Qu'est-ce qu'un philosophe déclaré sinon un Chien encombré par le sérieux de son signifiant ? A la pesanteur de sa charge, nous lui opposons la jubilation désespérée de l’Âne, son chemin de hasard, son opiniâtreté, ce tempérament si singulier que nous appelons, « Asinité ». "Tu suis des chemins droits et des chemins détournés ; ce que les hommes appellent droit ou détourné t'importe peu. Ton royaume est par delà le bien et le mal. C'est ton innocence de ne point savoir ce que c'est  que l'innocence. Et... [Lire la suite]
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29 juin 2019

La critique comme régime interprétatif

"La manière dont les hommes appréhendent les choses [...] n'est en fin de compte qu'une interprétation déterminée par ce que nous sommes et par nos besoins". Voilà ce qu'écrit Nietzsche dans l'un de ses nombreux fragments posthumes (FP XII,7[60]). Cette formule a le mérite d'attirer notre attention sur l'origine masquée de tout discours, de tout énoncé, de toute affirmation. Ce n'est pas tant le problème de savoir qui parle et interprète ou que vaut ce que nous disons qui se pose ici mais plutôt qu'est-ce qui se dit à notre... [Lire la suite]
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20 juin 2018

Relation de plaisir - relation de désir

  Suite à un café-philo relatif au désir, une idée importante est apparue vers la fin entre ce qu'il conviendrait d'appeler une relation de plaisir et une relation de désir. La première caractérise un type de lien dans lequel le sujet est mu par la recherche assidue et persistante d'une satisfaction momentanée, agréable (voir PS), sans autres enjeux apparents que l'expérience immédiate : plaisir de boire un verre, de déjeuner et diner avec d'autres, plaisir de rire, de festoyer, de discuter, de regarder la télévision, de... [Lire la suite]
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09 juin 2018

Fragments indociles 1

I - Météorologie Le mois de mai, particulièrement éprouvant sur le plan climatique fut l'occasion d'une plongée dans les méandres de l'intériorité, au coeur d'une tonicité contradictoire faite de brumes ensauvagées, d'orages tumultueux, de coups de tonnerre assourdissants, de pluies interminables. L'humeur a quelque chose d'atmosphérique, de météorique comme je l'ai souvent noté, et la dépression guette lorsque le soleil disparaît trop longtemps derrière l'inlassable férocité des nimbes atlantiques. Le ciel bas n'est pas ici la... [Lire la suite]
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20 avril 2018

Homo diffidens et vérité subjective

  Spéculaire,   La vie sociale et relationnelle s'articule autour d'un contrat qui consiste à éviter à tout prix l'irruption de la subjectivité, de sa profondeur, de ses tourments. Cela peut intriguer mais si nous constatons la nature des affects (la paranoïa) qui conditionnent l'adaptation du moi au réel, on peut comprendre qu'il soit absolument contre-indiqué de se laisser aller à la confession publique ou à l'expression de son fond obscur. Si nous sacrifions à la norme commune c'est parce qu'il s'agit de se sauver... [Lire la suite]
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18 avril 2018

De l'affect paranoïaque : des larmes et du sang !

L'article précédent nécessite quelques précisions. Pour saisir ce qu'il en est de la structure paranoïaque, il faut se placer sur le plan des affects qui déterminent le fait de penser et non sur celui de la taxinomie psychiatrique. La plupart des constructions philosophiques, la totalité des élucubrations religieuses, ce que Comte appelle l'état théologique comme l'état métaphysique lorsque l'esprit s'évertue à chercher le pourquoi des choses, sont des émanations d'une paranoïa fondamentale dont l'objectif... [Lire la suite]
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05 avril 2018

Le fond obscur : Paranoïa !

Le désir de philosophie ? Donner une place efficiente et une fonction hautement symbolique à sa propre paranoïa.    Une religion ? Forme institutionnellement élaborée de la paranoïa collective.     Une idéologie ? Forme rationnelle et systématisée de la paranoïa collective.   Philosopher ? Un divertissement paranoïaque conscient de lui-même.      
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05 février 2018

Qu'appelle-t-on penser ?

Après une discussion stimulante avec quelques bons amis, j’en suis venu à distinguer cinq niveaux qui ne sont en rien normatifs mais qui me semblent dire quelque chose de ce qu'on appelle penser. Premier niveau : « ça pense ».  Il s’agit là du registre psycho-physiologique inconscient dont le corps est la ressource fondamentale en tant que dynamique de forces (propriétés émergentes de la matière organisée dans l’atomisme, conatus chez Spinoza, vouloir-vivre chez Schopenhauer, dynamisme pulsionnel et pensée... [Lire la suite]
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