13 septembre 2013

Souviens-toi d'oublier pour vivre

         C'est lorsque les souvenirs sont enfin devenus libres, dissociés de nos besoins et de nos fixations et qu'ils parviennent au stade supérieur de l'insignifiance, que le vivre, délesté de la tyrannie du sens, peut se déployer dans l'Ouvert.   Méditation autour de la formule nietschéenne remaniée à l'occasion du café-philo  : "Souviens-toi d'oublier pour vivre".
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04 juillet 2013

De l'asinité philosophique (2)

Je propose ici quelques réactions et éclaircissements à la maxime nietzschéenne proposée hier pour donner suite aux excellentes remarques des lecteurs, consultables ici.          La métaphore de l'âne est-elle une mise en scène de la croyance ? Oui, mais indirectement. Qu'est-ce qu'un philosophe sinon un âne encombré par son signifiant et faisant l'objet d'une vénération-détestation comme toute croyance (qui coalise des pulsions d'amour et d'agression) et qui, par définition, est privée de référent... [Lire la suite]
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06 juin 2013

La philosophie pour les nuls

          Il s'en est fallu de peu que je devienne philosophe. Je n'avais pas vu dans mes jeunes années, quoique je pusse parfois le pressentir, combien la philosophie était elle-même prisonnière de sa propre détermination : une production du langage au service d'un certain type de besoins rarement nommés, rarement identifiés, tous dissimulés sous le vernis de la sagesse, de la raison et de l'Idée. Sans cesse tendue entre deux pôles, cette discipline m'apparaissait tantôt comme la voie d'accès aux... [Lire la suite]
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01 janvier 2013

La Déroute du Namib (la déroute du nom)

  Lettre d'Edmond publiée avec son aimable autorisation.          Cher Ami, cher atomiste,        Je reviens de ce long voyage transformé et même transfiguré. Ce n'est pas le même homme qui fait retour et se heurte au monde qu'il croyait connu et familier. Mon nom t'est connu, ami, mais celui ainsi nommé ne se reconnaît plus dans la gangue sonore chargée d'identifier son être. Que m'est-il arrivé ? Ces huit longs mois passés à errer aux confins du Namib ont modifié mon âme au... [Lire la suite]
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10 décembre 2012

Vivre seul et sans histoire

      L'histoire est au fondement de tous les existants, le socle à partir duquel s'ordonnent la réalité sociopolitique et la réalité psychologique. Tout être humain est un héritier et comme dit Aristote, celui qui prétendrait vivre hors du politique (polis), "celui-là serait soit un dieu, soit un être dégénéré". L'inscription de l'individu dans la sphère collective se fait par la langue. La langue est déjà dans son caractère institutionnel le signe d'une dette de l'individu vis-à-vis d'un passé susceptible de... [Lire la suite]
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07 décembre 2012

Le malheur français !

            Au moment où la Française des jeux annonce des bénéfices records, les français souffrent de déprime chronique ; ils sont affligés par la crise, sont les champions hors normes de la consommation de psychotropes, d'antidépresseurs et autres pharmacopées en tout genre. Le moral des ménages se classe parmi les plus bas d'Europe voire du monde. Leur vitalité psychique est cadavérique : stress au travail, angoisse devant l'avenir, ennui scolaire, courses aux diplômes, pressions financières, panique... [Lire la suite]
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12 novembre 2012

L'intérêt de philosopher

  "Ma philosophie ne m'a rien apporté mais elle m'a beaucoup épargné."                                A. Schopenhauer, Parerga, "Aphorismes"
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14 octobre 2012

Dire ?

Nous ne disons jamais, nous espérons de dire.
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03 août 2012

Le filet mélancolique de la connaissance

     Partout où les hommes se figurent des raisons, des causes, des commencements à toutes choses, partout ceux-là se réfugient dans le filet rassurant d'une pensée de la surface. Les déterminismes de toute farine sont des préoccupations de surface, d'inépuisables jeux enivrés de ce mirage que constitue la vérité. L'image du filet me paraît d'autant plus juste qu'il ne retient rien, pas même le vent. Mais on n'empêchera pas le filet d'exister car c'est certain, il doit être utile. Mais à quoi ?    ... [Lire la suite]
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01 juillet 2012

Infidèles monades (A la lisière du réel)

" Se perdre ! Se perdre dans une flaque insouciante ! S'abandonner à la lisière de l'indicible exige l'insurrection, la brisure et l'errance.   Serai-je capable de vivre à la hauteur de cette suprême infidélité qui me rend étranger au monde, à la misérable cohorte des jobards, à mes ancrages initiaux et mes crispations d'éphémère ?   En-deçà de la valeur débute l'expérience esthétique sous le chapiteau épuisé de mes compromissions.   Creusant le pas ensauvagé du marcheur infidèle, le réel... [Lire la suite]
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